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Cancer : de plus en plus de guérisons définitives

On savait déjà que la mortalité globale par cancer était en recul constant dans notre pays mais une étude de l'Inserm nous apprend qu'il y a également de plus en plus de guérisons définitives. Dix ans après le diagnostic, toutes formes de cancers confondues, la surmortalité annuelle liée à la maladie est tombée à 2 % environ, selon une expertise de l'Inserm. Sur cent personnes, seules deux risquent donc de décéder des suites de leur cancer dans la 10e année après le diagnostic. Ce taux de surmortalité "très faible" de 2 % ne cesse de se réduire, grâce aux progrès thérapeutiques et au dépistage, notamment du cancer du sein, selon le Pr David Khayat, président de l'Institut national du cancer (INCa). "Il y a cinquante ans, à peine un malade sur cinq pouvait espérer guérir ou vivre dix ans après" le diagnostic, a relevé le cancérologue devant la presse. Pour ceux traités dans les quinze dernières années, cette surmortalité n'est que de 1 %, a-t-il ajouté, défendant le droit des cancéreux guéris à l'assurance.

En France, deux millions de personnes ont eu ou ont un cancer. "Les taux de survie en général sont meilleurs chez les plus jeunes", selon le Dr Pascale Grosclaude, épidémiologiste. La surmortalité annuelle est un peu moindre chez les femmes (inférieure à 2 % dans la 10e année après le diagnostic). "Le cancer du testicule (2.000 nouveaux car/an) est un exemple des progrès thérapeutiques majeurs : à partir de la 3e année, quel que que soit le stade du cancer (même métastasé), la surmortalité est proche de zéro", commente Bernard Asselain (Institut Curie, Paris). A l'opposé, dans le cancer du poumon (environ 28.000 nouveaux cas/an), la surmortalité après dix ans reste de l'ordre de 5 %.

"Pour l'ensemble des cancers du sein, tous stades de gravité confondus, la survie à 5 ans est de 83 % et atteint 96 % pour les cancers au stade local sans envahissement ganglionnaire" diagnostiqués très tôt grâce au dépistage, selon M. Asselain. Ces "petits cancers du sein représentent plus de 50 % des diagnostics", estime le Pr Khayat. Pour Jean-Pierre Diaz, de la Fédération des assurances, 2% de surmortalité annuelle signifie "qu'il subsiste un risque résiduel". Mais, "chaque assureur tirera les conséquences" de ces données, qui s'ajoutent à celles dont la profession dispose, a-t-il dit. Une "décision imminente" sera prise à ce sujet, a assuré le Pr Khayat en évoquant la suppression, inscrite dans le plan cancer, des surprimes pour "risque aggravé injustifié", qui renchérissent le coût des emprunts.

Inserm

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