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Des micros machines pour repérer plus tôt les cellules cancéreuses

A Toulouse, au laboratoire CNRS du LAAS, une équipe travaille sur la mise au point de micropuces électroniques capables de repérer dans le sang ou la salive des molécules cancéreuses aujourd'hui indétectables. Des puces électroniques pas plus grosses que le diamètre d'un cheveu pour détecter et combattre le cancer, de la science-fiction ? Pas pour l'équipe NanoBioSystèmes (NBS), au LAAS CNRS (Laboratoire d'analyse et d'architecture des systèmes/Centre national de la recherche scientifique) de Toulouse.

Depuis deux ans, elle travaille à la mise au point de BioMEMS, des microsystèmes électro mécaniques dans le domaine de la santé. L'idée est de parvenir à concevoir des MEMS (Micro-Electro-Mechanical Systems), microsystèmes électromécaniques, pour détecter à coup sûr les cellules cancéreuses, même en infime quantité !

En lien avec l'équipe de Pierre Cordelier au Centre de recherche en cancérologie de Toulouse (CRCT/Inserm) et sur un financement Idex (initiatives d'excellence, Université fédérale de Toulouse), des ingénieurs physiciens du LAAS cherchent à concevoir des BioMEMS capables de détecter plus tôt le cancer du pancréas. L'enjeu est d'importance pour une maladie dont le diagnostic est souvent posé trop tardivement.

Travailler sur cette nouvelle classe de biomarqueurs est très pertinente : "les micros ARN sont des molécules très robustes, plus facilement manipulables que les protéines. Les possibilités pour les nouvelles technologies sont incroyables", souligne Thierry Leïchlé, responsable adjoint de l'équipe NanoBioSystèmes au LAAS.

Dans la vaste salle blanche du laboratoire toulousain, les premières puces prennent forme sur les plaques de silicium. "Nos capteurs MEMS ne sont pas plus grands que le diamètre d'un cheveu. Ils fonctionnent comme une microbalance intelligente capable de détecter une molécule spécifique.

Une plaque de 10 cm de diamètre contient des centaines de puces pouvant être équipées de plusieurs détecteurs. La fabrication à grande échelle permet de réduire les coûts et laisse imaginer, à plus long terme, la possibilité de réaliser les tests à domicile avec un lecteur électronique de liquide physiologique (sang, salive) et des puces à usage unique vendues en pharmacie. Un tel dispositif ‘‘au pied du patient'' pourra permettre une médecine vraiment personnalisée avec un cocktail thérapeutique adapté" complète Thierry Leïchlé.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Laas

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