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Le manque chronique de sommeil affecte l'expression de nos gènes

Selon une étude britannique, le manque de sommeil perturberait le fonctionnement de centaines de gènes liés à l'inflammation, au système immunitaire et à la réponse de l'organisme au stress.

D'autres recherches ont déjà révélé que dormir insuffisamment pourrait être lié à l'obésité, à des maladies cardiaques et à des carences cognitives, mais le mécanisme moléculaire reste incompris.

Pour cette étude, les chercheurs, dont notamment Carla Möller-Levet de la faculté des sciences médicales de l'Université de Surrey (Royaume-Uni), ont recruté 26 volontaires. Ils les ont fait dormir moins de six heures par nuit pendant une semaine, et plus de neuf heures par nuit la semaine suivante.

Pour un adulte, une nuit normale de sommeil est de sept à huit heures. Après chacune de ces deux semaines, des échantillons de sang ont été prélevés sur chacun des participants. Une analyse de l'acide ribonucléique (ARN), une molécule très proche chimiquement de l'ADN, a révélé des effets du manque de sommeil sur le fonctionnement de 711 gènes chez les sujets. En outre, le nombre de gènes dont l'activité est normalement au maximum pendant toute la journée est passé de 1.855 à 1.481 et l'amplitude de l'expression des autres gènes a faibli.

Ces chercheurs ont aussi constaté que le nombre total de gènes affectés par un manque de sommeil était sept fois plus élevé après une semaine de nuits trop courtes.

Les gènes affectés par le manque de sommeil sont ceux associée à des rythmes circadiens (PER1, PER2, PER3, CRY2, HORLOGE, NR1D1, NR1D2, RORA, DEC1, CSNK1E), l'homéostasie du sommeil (IL6, STAT3, KCNV2, CAMK2D), le stress oxydatif (PRDX2, PRDX5 ) et le métabolisme (SLC2A3, SLC2A5, GHRL, ABCA1).

Cette étude confirme donc que le manque de sommeil chronique affecte profondément la régulation de l'expression génique, le métabolisme, les réactions inflammatoires, et le système immunitaire. Quelque 40,6 millions des Américains actifs (soit 30 %) dorment six heures ou moins en moyenne, selon les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

PNAS

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