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Le lien entre pollution atmosphérique et mortalité se confirme

Alors que l'Union européenne s'apprête à réviser en 2013 le cadre réglementaire relatif à la qualité de l’air, l’Institut national de veille sanitaire (InVS), s'appuyant sur les résultats de l’étude européenne Aphekom (qui porte sur l’impact sanitaire de la pollution atmosphérique urbaine dans 25 villes européennes) vient de souligner le rôle à présent scientifiquement avéré de la pollution de l'air sur la mortalité prématurée en ville et la réduction de l'espérance de vie potentielle.

L'étude européenne Aphekom a notamment permis d'évaluer les effets sanitaires de la pollution de l’air en France. Ce projet a inclus neuf grandes villes françaises : Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse.

Les résultats d’Aphekom montrent que les niveaux de pollution actuellement observés dans ces villes ont un impact important sur la santé des habitants.

Cette étude Aphekom démontre pour la première fois à cette échelle qu'en réduisant le niveau d'exposition aux particules fines (D'un diamètre inférieur à 2,5 micromètres) et en passant du seuil autorisé de 50µg par m², au seuil recommandé par l'OMS de 10 µg par m², on pourrait éviter plus de 1 000 hospitalisations par an en France et augmenter l'espérance de vie de 7 mois et demi pour les Marseillais et de 6 mois pour les habitants des agglomérations parisiennes, lyonnaises et strasbourgeoises.

De nombreuses études scientifiques nationales et internationales ont par ailleurs montré que la pollution de l'air avait des effets effets sanitaires à court terme, même à de faibles niveaux. Ces travaux ont par ailleurs montré l’effet nocif des particules fines pour la santé et leur rôle amplificateur en matière de cancer, d'allergies et de maladies respiratoires et cardiovasculaires.

Comme le souligne Michal Krzyzanowski, chef du Centre européen de l’environnement et de la santé de l’OMS, "Près de deux ans d'espérance de vie pourraient être gagnés dans les villes les plus polluées d'Europe si la pollution pouvait être ramenée aux niveaux préconisés dans les lignes directrices de l'OMS relatives à la qualité de l'air". "Cela représente près d'un tiers de l'écart d'espérance de vie observé entre les États membres de l'Union européenne", ajoute-t-il. "Près de 15 % du gain d'espérance de vie aux États-Unis entre 1980 et 2000 ont été attribués à l'amélioration de la qualité de l'air".

En 2011, les premiers résultats de l'étude européenne Aphekom avaient montré que le dépassement de la norme OMS pour les PM2,5, dans les 25 villes européennes étudiées provoquait au moins 19.000 décès prématurés par an.

Une étude britannique de référence, réalisée par le Professeur George Knox et publiée en 1995 (JECH) a par ailleurs démontré le lien de causalité puissant entre la domiciliation à proximité d'une voie de grande circulation routière et le risque de cancer et de leucémie, notamment chez les enfants.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

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