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Grippe A : un vaccin à l'étude

Il y a presque 4 milliards d'années, au moment où la vie commençait à apparaître sur Terre, une molécule capable de stocker des informations génétiques, une molécule cruciale pour l'évolution du monde vivant, se serait formée spontanément. Depuis une vingtaine d'années, l'ARN semble être un candidat crédible à ce poste, notamment à cause de sa capacité à se reproduire tout seul (autocatalyse). Cependant aucune expérience n'avait jusqu'à présent permis de montrer que les briques de base de l'ARN, les ribonucléotides, pouvaient se former spontanément. Des chimistes britanniques ont peut-être trouvé une solution : en reproduisant en laboratoire des conditions qui ont pu prévaloir il y a plus de 3,5 milliards d'années, ils montrent qu'une réaction chimique peut expliquer la formation de ribonucléotides.

Petit retour en arrière : après l'apparition des premiers composés organiques, dont des acides aminés (cf l'expérience de Miller), vient la formation des premiers polymères, lorsque les composés monomères s'assemblent en chaîne complexe. C'est à ce moment-là que serait apparu les ribonucléotides. Ils sont composés de trois éléments : un sucre (ribose), une base azotée ou nucléobase (guanine, cytosine, adénine..) et un groupe phosphate.

Comment ces trois ingrédients ont-ils pu s'assembler spontanément ? Jusqu'à présent les chimistes n'ont pas réussi à lier la nucléobase et le sucre. John Sutherland et ses collègues de l'université de Manchester ont pris un chemin différent : au lieu de partir d'un sucre d'un côté et d'une base de l'autre, ils les font émerger d'un précurseur commun. De plus, au cours de leurs expériences, les trois chercheurs ont découvert que le phosphate jouait un rôle crucial de contrôle et de régulation des réactions chimiques. Dernier acte : l'action des ultra-violets, qui détruisent certains produits dérivés de la réaction qui permettent la formation d'une seconde nucléobase. Même s'ils ne répondent pas à toutes les inconnues, ces travaux relancent l'intérêt des chercheurs pour l'hypothèse d'un monde d'ARN qui serait aux origines de l'évolution du vivant.

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