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Des fibres pour réduire les risques d'adénocarcinomes de l'oesophage et de l'estomac

L'incidence des cancers de l'oesophage et du cardia s'est accrue depuis les années 1970 dans les pays industrialisés ; les raisons de cette augmentation ne sont pas claires mais le rôle déterminant de l'alimentation dans la survenue de ces tumeurs est évoqué par plusieurs études. Parmi les facteurs diététiques soupçonnés, deux semblent particulièrement attirer l'attention : les apports en graisses, qui ont été, de façon non homogène, associés à la survenue d'adénocarcinomes de l'oesophage et du cardia, et la consommation de viande, associée à une augmentation du risque d'apparition de ces tumeurs, notamment chez les sujets infectés par Helicobacter pylori. Des auteurs américains ont étendu l'évaluation de l'impact de l'alimentation sur le développement de ces adénocarcinomes et estimé l'effet des fibres alimentaires.

Cette évaluation s'est fondée sur les données d'une étude cas-témoins en population générale, menée aux États-Unis, dans le comté de Los Angeles, qui a inclus 206 cas d'adénocarcinomes oesophagiens et 257 cas d'adénocarcinomes du cardia, diagnostiqués entre 1992 et 1997, et 366 cas d'adénocarcinomes gastriques diagnostiqués entre 1992 et 1994, tous cas incidents, histologiquement confirmés, identifiés via les registres de populations du comté dans le cadre d'un programme de surveillance du cancer, et survenus chez des hommes et chez des femmes âgés de 30 à 74 ans. Ces cas ont été appariés pour le sexe, l'ethnie et l'âge à 5 ans près, à 1 308 témoins indemnes de cancer gastrique ou oesophagien.

Des entretiens en tête-à-tête ont permis de préciser les données socio- démographiques, le cursus scolaire et, via un questionnaires de 124 items et catégories d'aliments et de boissons, les aliments et quantités d'aliments consommés, et de construire l'historique alimentaire des sujets de l'étude. D'autres questions ont porté sur le tabagisme, le poids, les antécédents de reflux gatro-oesophagien, ainsi que la prise de suppléments vitaminiques.

Après ajustements sur l'âge, le sexe, l'ethnie, le lieu de naissance le niveau d'éducation, le tabagisme, l'indice de masse corporelle, les antécédents de reflux gatro-oesophagien, et la consommation de suppléments vitaminiques, l'analyse met en évidence un impact significatif des apports en fibres sur le risque de survenue des adénocarcinomes de l'oesophage et du cardia.

En comparaison des sujets dont les apports en fibres alimentaires se situaient dans le quartile le plus faible, les odds ratios étaient, chez les sujets dont la consommation en fibres était la plus forte (quartile le plus élevé), de 0,44 (IC à 95 % : 0,26-0,76) pour l'adénocarcinome de l'oesophage et de 0,58 (IC à 95 % : 0,38-0,88) pour les adénomes du cardia.

Cette association inverse persistait après ajustement supplémentaire sur les apports de graisses, et les associations positives entre les apports en graisses alimentaires et les trois types de tumeurs étudiés s'atténuaient après ajustement sur la consommation de fibres, n'atteignant plus la significativité statistique. L'analyse montre aussi, uniquement après ajustement sur les apports en graisses, une association inverse entre adénocarcinome gastrique et consommation de fibres, et les associations inverses observées entre apports de fibres et développement des trois types de tumeurs ont persisté après ajustement sur l'infection par Helicobacter pylori.

Dans cette étude, la faible consommation en fibres apparaît comme un facteur de risque significatif de survenue des adénocarcinomes de l'oesophage, du cardia et de l'estomac.

JIM

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