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AVC : le mode de vie pèse deux fois plus lourd que la génétique…

Quelle est la part respective du mode de vie et de la génétique dans le risque d’AVC ? C’est la question que s’est posée une équipe internationale. En arrière-plan se trouve bien entendu une autre interrogation, celle de savoir dans quelle mesure l’adoption de règles hygiéno-diététiques modifie le risque d’AVC chez les personnes génétiquement prédisposées ou non.

Un score de risque polygénique comprenant 90 polymorphismes nucléotidiques simples associés au risque d’AVC a été établi. L’adhésion à un style de vie sain est déterminé sur la base de 4 facteurs : pas de tabagisme, alimentation saine, indice de masse corporelle < 30 kg/m2 et la pratique régulière d’une activité physique.

Au total 306 473 personnes âgées de 40 à 73 ans ont été recrutées et suivies pendant en moyenne 7 ans. Pendant ce suivi, 2 077 accidents vasculaires cérébraux sont survenus (1 541 accidents ischémiques, 287 hémorragies intracérébrales et 249 hémorragies méningées). Le risque d’accident vasculaire cérébral est supérieur de 35 % chez les patients ayant un risque génétique élevé par rapport à ceux dont le risque est faible. Cette association est indépendante du profil du mode de vie.

Mais un style de vie défavorable (0 ou 1 comportement « sain »)  est associé à une augmentation de 66 % du risque d’AVC comparé à un style de vie sain (3 ou 4 comportements « sains »), cette augmentation étant présente quel que soit le degré de risque génétique. Un score génétique élevé combiné à un mode de vie défavorable expose à un risque 2 fois plus important que celui associé à un faible score génétique et un mode de vie sain.

Cette étude confirme l’intérêt de sensibiliser l’ensemble de la population à l’adoption d’un mode de vie sain, quelle que soit la prédisposition génétique de chacun.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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