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Vaccins : le patch pourrait remplacer la seringue d'ici 2020

À l'occasion du congrès TEDGlobal, qui vient d'avoir lieu en Écosse, à Edimbourg, le chercheur australien Mark Kendall, qui travaille à l'université du Queensland, a présenté la dernière version de son patch qui pourrait, d'ici 2020, se substituer aux seringues pour la vaccination, entraînant une véritable révolution thérapeutique.

Ce "Nanopatch" se présente sous la forme d'un petit carré d'une surface de 1 cm2, recouvert de 4 000 micro-picots qui peuvent pénétrer dans l'épiderme de manière totalement indolore.

Les chercheurs australiens ont rappelé, qu'en dépit des précautions prises, il existait un risque intrinsèque de contamination liée à l'utilisation des seringues. On estime en effet, selon les chiffres de l'OMS, que sur les 16 milliards d'injections réalisées chaque année dans le monde, 1 million provoque le décès par contamination virale.

Autre inconvénient, la seringue injecte le principe actif dans le muscle et pas dans les cellules immunitaires présentes en grande quantité dans la peau.

Le Nanopatch permet au contraire de stimuler directement ces cellules immunitaires, ce qui rend possible la réduction par un facteur 100 de la dose vaccinale. L'intérêt est non seulement médical (diminution des effets secondaires et des réactions du système immunitaire ) mais économique car une dose de vaccin qui revient par exemple à cinq euros verrait son coût tomber à cinq centimes avec ce Nanopatch.

Dernier avantage considérable de cette nouvelle technique, elle permet d'utiliser le vaccin sous forme liophylisée. Celui-ci peut alors être stocké à 20° pendant un an sans dégradation de son efficacité thérapeutique, ce qui permet une utilisation et une diffusion bien plus simple et bien moins coûteuse dans les pays tropicaux.

Ce procédé a déjà été expérimenté sur l'animal avec succès, notamment contre le Chikungunya, la grippe et le papillomavirus. Les premiers essais cliniques sur l'homme devraient avoir lieu en 2014 en Australie. Si ces essais confirment l'efficacité thérapeutique de ce nouveau mode d'administration des vaccins, ce Nanopatch pourrait commencer à être utilisé à grande échelle à l'horizon 2020.

Article rédigé par Elisa Tabord pour RT Flash

Independent

BBC

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