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Une seule anomalie à l’origine des trois manifestations principales de la dyslexie

Des chercheurs de l’Inserm et du CNRS au sein de l’Unité 960 ("Laboratoire de neurosciences cognitives") viennent de mettre en évidence qu’une seule anomalie dans une région cérébrale bien précise : le cortex auditif, pourrait être à l'origine des trois manifestations principales de la dyslexie : réussir à manipuler mentalement des sons de parole, difficultés de mémorisation à court terme (capacité à répéter une liste de mots par exemple), et un ralentissement de la capacité de nommer rapidement des séries d’images. Les résultats de ces travaux sont publiés dans la revue Neuron datée du 21 décembre.

Si la compréhension du message écrit est le but de l’apprentissage de la lecture, l’identification des mots est indispensable à cette compréhension. La dyslexie se manifeste chez un enfant, après le début de l’apprentissage de la lecture, par l’absence de maîtrise des correspondances entre les graphèmes (lettres ou groupes de lettres) et les phonèmes (sons de la parole). La persistance du trouble caractérise la dyslexie. Une anomalie du développement d’aires cérébrales normalement impliquées dans la représentation et le traitement des sons de la parole (la phonologie) est la plus fréquemment rencontrée et constitue l’hypothèse majoritairement admise pour la dyslexie.

L’activité cérébrale de 44 participants adultes, dont 23 dyslexiques, a été enregistrée grâce à la magnétoencéphalographie (MEG) en réponse à un bruit modulé en amplitude à un rythme variant linéairement de 10 à 80 Hz. Un tel son engendre une réponse corticale auditive dont la fréquence est calée sur le rythme du son, mais cette réponse est plus forte à la fréquence à laquelle le cortex tend à osciller spontanément. Après une reconstruction de source du signal MEG, une analyse temps-fréquence des réponses corticales auditives a été réalisée afin de comparer les profils de réponse dans cortex auditifs droit et gauche, et entre les participants dyslexiques et non dyslexiques (contrôles).

Les chercheurs ont montré chez les dyslexiques une sensibilité réduite du cortex auditif gauche aux sons modulés autour de 30 Hz. La réponse corticale à ces fréquences serait nécessaire au découpage de la parole en unités linguistiques pouvant être associées aux graphèmes. En effet, le défaut de sensibilité aux fréquences de modulation situées autour de 30 Hz corrèle avec les difficultés de traitement phonologique et la dénomination rapide d’images. Les dyslexiques montrent en revanche une réponse corticale accrue aux modulations d’amplitude des sons situées au-delà de 40 Hz. Cette particularité est associée à un déficit de mémoire phonologique. Ces données suggèrent qu'une seule anomalie de résonance du cortex auditif avec la parole serait à l’origine des trois facettes principales de la dyslexie.

Inserm

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  • Hélier

    11/01/2012

    61 ans.)Jeune on m'a à de nombreuses reprises testé diversement mes résultats scolaire étant toujours délicats à comprendre.Ma famille a fini par me faire rentrer dans une pension(Vertaizon-Puis de Dome)ou la Direction abordait le problème de la dyslexie.A part une orthographe détestable qui demeure encore je ne faisais pas ces confusions de syllabes et ces formes d’inversions,lapsus douteux et ce qui en est connue là.J'ai vu là une illusion de psychologue portée par ma chère Mère et m'en suis arrêté au fait que je n'étais pas un grammairien.C'est autour de 55 ans que j'aie perçu les bourdes nombreuses et quiproquos de comportement,de déroulements d'actes et un certain nombre d'actes posés inversement à ce que j'avais réfléchies,pensé à l'avance."Je sort,je vais à gauche pour rattraper tel lieux"je sortais et pan!je partais à droite me rendant compte en posant l'action qu'elle était contraire à mon souhait.Je gères.Parfois c'est coquasse,d'autres fois c'est bien gênant.D’où mon intérêt,entr'autres, pour ces recherches et travaux.

  • Hélier

    11/01/2012

    Potomanie .Y a t'il une recherche sur ce sujet?Pour moi ce problème se détectera assez tôt chez le jeune individu.Le savoir lui ,ses parents ,ses éducateurs ou responsables lui évitera peut être de savoir trop vite et trop longtemps ce que l'on appelle "Le palus Breton".Chaque région à son terme pour le dire .Peut être y a t'il un traitement,une approche technique,scientifique,médicale sur ce mal bénin à sa source et pouvant si durement dégénérer dés la mie adolescence.?

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