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Le rôle des oligomères béta-amyloïdes dans la maladie d'Alzheimer mis en évidence chez des souris

Une équipe de chercheurs de la faculté de médecine de l'université de la ville d'Osaka a établi un nouveau modèle de souris génétiquement modifiées pour l'étude de la maladie d'Alzheimer. Ce modèle a permis d'étudier spécifiquement le rôle joué par certaines molécules, les oligomères béta-amyloïdes, dans le développement de la maladie. Rappelons que la maladie d'Alzheimer est une affection neurodégénérative entraînant la perte progressive et irréversible des fonctions cognitives (par exemple la mémoire, l'expression...) et dont le risque de survenue augmente avec l'âge. Les causes de cette pathologie sont encore mal connues.

Le cerveau des patients présente deux types d'anomalies caractéristiques : l'agrégation excessive sous forme de plaques d'un peptide, la bêta-amyloïde 42 (Aß42) autour des cellules nerveuses et la formation d'enchevêtrements neurofibrillaires à l'intérieur des neurones causée par une anomalie dans la phosphorylation d'une protéine, appelée tau.

Les chercheurs se sont plus particulièrement penchés sur le rôle joué par les oligomères bêta-amyloïdes. En effet, selon certaines observations, ce sont ces complexes formés de quelques molécules de Aß42 qui sont toxiques pour les neurones et non les plaques ou le peptide seul. L'équipe a donc génétiquement modifié des souris pour que leurs neurones accumulent des oligomères bêta-amyloïdes sans développer de plaques amyloïdes à l'extérieur des cellules.

Des troubles caractéristiques de la maladie d'Alzheimer ont ensuite pu être mis en évidence chez les souris génétiquement modifiées. Ainsi, au bout de 8 mois, ces dernières ont développé des troubles de la mémoire, ainsi qu'une perte de la plasticité synaptique dans l'hippocampe et des anomalies dans la phosphorylation de la protéine tau.

A 24 mois, les souris génétiquement modifiées possédaient moitié moins de neurones qu'une souris en bonne santé de cet âge.Ces résultats apportent de nouveaux éléments confortant l'idée d'une neurotoxicité des oligomères béta-amyloïdes. Par ailleurs, ils suggèrent que les souris génétiquement modifiées utilisées dans l'étude sont un modèle animal pertinent pour la maladie d'Alzheimer, une pathologie qu'il est pour l'instant difficile d'étudier chez les souris car celles-ci ne la développent pas spontanément.

BE : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/62971.htm

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