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Les puces Ivy Bridge d'Intel marquent-elles la fin de la loi de Moore ?

Beaucoup plus rapides, économes en énergie et révolutionnaires par la technologie des transistors utilisés... C'est ce que promettait Intel pour ses puces de nouvelle génération Ivy Bridge, la troisième du nom de la série Core (i5, i7), jusqu'à ce qu'il les dévoile officiellement. Au final, c'est la déception qui domine. Car de l'aveu même du fondeur, les performances s'avèrent seulement supérieures de 5 à 17 % à celles de la génération précédente Sandy Bridge.

Une surprise quand on sait qu'Intel a dépensé 10 milliards de dollars sur ce projet tant pour développer la technologie nécessaire que pour construire les 4 usines capables de graver des puces en 22 nanomètres. Un effort de miniaturisation qui permet concrètement d'intégrer plus de transistors sur une même puce (soit 1,4 milliard contre 1,16 en 32 nanomètres). Et qui a nécessité un nouveau type de transistor baptisé Tri Gate, dont Intel revendique l'invention.

Son architecture en 3D diffère en effet des transistors à deux dimensions développés depuis cinquante ans. Elle permet de les empiler au lieu de les ranger à plat, les uns à côté des autres, ce qui offre l'avantage de mieux contrôler la consommation d'énergie tout en rendant les puces plus rapides. Autre atout, cela réduit les fuites de courant qui ont d'autant plus de risques de se produire que l'on réduit la taille des transistors. Ce qui est justement le cas avec le passage en 22 nanomètres. Mais apparemment, la révolution annoncée ne convainc pas tout le monde.

"Même si Core est la puce X86 la plus rapide du marché, devant AMD, on peut se demander si Intel n'a pas atteint la limite de cette micro-architecture qui date déjà de plus de 7 ans", estime Nathan Brookwood, analyste chez Insight64. La loi de Moore, du nom du co-fondateur d'Intel, prédit en effet le doublement du nombre de transistors sur une puce tous les deux ans, ce qui ce traduit concrètement par un doublement de la performance des processeurs tous les 18 mois. "Avec Ivy Bridge, on en est loin. Sauf si l'on prend en compte l'avancée d'Intel dans le graphisme".

L'Expansion

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