RTFlash

RTFlash a besoin de vous pour continuer à exister !

Propulsé par HelloAsso

Prévention de l'hypertension artérielle : c'est la dépense énergétique qui compte, pas le type d'exercice !

Selon l'OMS, un adulte sur trois dans le monde souffrirait d'hypertension artérielle (près d'un milliard d'êtres humains) et cette pathologie serait la première cause de mortalité au niveau mondial, devant le tabagisme, l'hyperglycémie, l'inactivité physique et l'obésité. En 2012, l'hypertension aurait été responsable de 9,4 millions de morts dans le monde, soit un peu plus de 17 % des décès sur la planète.

On sait depuis longtemps que l’hypertension artérielle est un facteur de risque important en matière cardio-vasculaire et que l'hygiène de vie joue un rôle majeur dans la prévention et la lutte contre ce fléau planétaire. Il a été également établi par de nombreuses études scientifiques que l'arrêt du tabac, la prévention du surpoids et la pratique régulière d'une activité physique pouvaient contribuer de manière sensible et durable, en association ou non avec des médicaments, à faire baisser la tension artérielle.

Mais une étude américaine dirigée par Paul T Williams, laboratoire Lawrence Berkeley en Californie, vient de montrer, à l'issue du suivi pendant 10 ans d'une population de 6 973 marcheurs et 3 907 coureurs sous traitement antihypertenseur, que le facteur déterminant en matière de prévention de l'hypertension semblait être l'intensité de la dépense énergétique et non, comme on le croyait jusqu'à présent, le mode d'exercice pratiqué, à savoir marche ou course à pied.

Selon cette étude, courir ou marcher en dépensant 1,8 à 3,6 METh/j (metabolic equivalent par jour) entraînerait finalement une réduction équivalente de 29 % du risque de décès par maladies cardio-vasculaires et une diminution de 55 % du risque de décès par AVC. En outre, cette intensité d'exercice diminuerait les troubles du rythme de 47 % et de 51 % le risque de décès par insuffisance cardiaque.

Selon ces recherches, il semblerait donc que ce soit bien le niveau de dépense énergétique qui soit à l'origine de l'effet protecteur en matière d'hypertension et non le type d'exercice pratiqué. Affaire à suivre…

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

EPCCS

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

back-to-top