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Prévention cardiovasculaire: de nombreux patients résistants aux effets de l'aspirine

On croyait l'aspirine bénéfique dans la prévention de maladies cardio-vasculaires. Une nouvelle étude canadienne fait apparaître que de nombreuses personnes seraient résistantes à son action anticoagulante. Publiée le 26 mars dans le journal de l'Association américaine du coeur (American Heart Association), l'étude souligne que près des trois quarts des patients sont plus ou moins résistants à cette action. Les médecins recommandent souvent à leurs patients de prendre de l'aspirine quotidiennement pour prévenir un infarctus. L'aspirine agit en bloquant la formation de thromboxane A2, une substance chimique présente dans l'organisme, qui permet de coller les plaquettes sanguines et favorise la formation de caillots sanguins. L'infarctus est déclenché par la migration d'un caillot sanguin. L'étude a été conduite par le Dr John Eikelboom, maître de conférence à l'Université d'Australie occidentale à Perth. Elle souligne que, chez certains individus, la prise régulière d'aspirine ne bloque pas la thromboxane, rendant ces personnes trois fois et demie plus exposées à mourir d'un infarctus. Les chercheurs ont analysé des échantillons d'urine provenant de 5.529 cardiaques, à la recherche d'un métabolite urinaire de la thromboxane. Le taux de ce produit dérivé a varié de façon significative chez les utilisateurs d'aspirine, mais était toujours plus bas que chez ceux qui n'en prenaient pas. Cette étude pourrait permettre de déterminer les patients nécessitant un traitement anticoagulant autre que l'aspirine, a déclaré le Dr Salim Yusuf, coauteur de l'étude. Mais que d'autres études sont nécessaires. La mise au point d'un test urinaire spécifique pourrait permettre de déterminer les patients résistants à l'aspirine. ''Nous savons que l'aspirine réduit le risque de rechute cardiaque chez plus de 25% des personnes'', a rappelé le Dr Rose Marie Robertson, professeur de médecine à l'Université Vanderbilt de Nashville (Tennessee). ''Le message le plus important, c'est que pas assez de personnes sont traitées.''

AHA : http://www.americanheart.org/presenter.jhtml?identifier=3001556

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