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Obésité : la piste bactérienne se précise !

Décidément, le rôle pathogène des bactéries ne cesse de s'étendre. Après de récentes découvertes américaines qui montrent que les bactéries pourraient jouer un rôle majeur dans le déclenchement de certains types de cancer du côlon , deux autres études viennent de montrer le rôle-clé de certaines bactéries de la flore intestinale dans le déclenchement de l'obésité.

Selon ces travaux, les personnes présentant un déficit pour certaines bactéries intestinales présenteraient un risque sensiblement plus important d'excès de poids et d'obésité.

La première étude, réalisée au Danemark a montré qu'il existait des différences très marquées entre les sujets possédant une flore intestinale "riche" et ceux présentant une flore intestinale "pauvre". En analysant le microbiome de 292 individus (123 non-obèses et 169 obèses), les chercheurs ont découvert que le nombre de gènes microbiens était très différent selon les individus. Ils ont également constaté que les personnes qui présentent la plus faible diversité bactérienne avaient un risque d'obésité beaucoup plus grand.

Une seconde étude réalisée en France confirme cette hypothèse. Dans ce travail, réalisé sur 49 adultes obèses, les chercheurs ont pu établir quels types d’aliments seraient à même d’améliorer la richesse de la flore intestinale.

Selon cette étude, le groupe de patients soumis à un régime pauvre en graisses et comportant essentiellement des fibres et des protéines a vu la composition de sa flore intestinale modifiée et enrichie.

Cette étude souligne que "ces résultats laissent penser que l'obésité peut très probablement être corrigée ou peut-être même prévenue, grâce à une détection précoce des déséquilibres bactériens du microbiote et une correction de ces déséquilibres à l'aide d'un régime approprié."

Les conclusions de ces deux études pourraient conduire à une nouvelle médecine préventive de l'obésité mais également d'autres maladies chroniques, un enjeu considérable de santé publique au niveau mondial quand on sait que le nombre de personnes obèses va passer de 40 à 700 millions entre 2005 et 2015.

INSERM

Nature

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