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Une nouvelle molécule prévient les lésions de l’os provoquées par les corticoïdes

L'ostéoporose cortisonique est la plus fréquente des complications des traitements par corticoïdes de plus de 3 mois, et la plus fréquente des ostéoporoses chez la personne jeune. Le risque de fractures de fragilité osseuse sous corticoïdes est estimé à 5 % par an si rien n’est fait pour les prévenir.

Dans une nouvelle étude, un anticorps monoclonal spécifique de l’os, le denosumab, qui est un anti-RANK anti-ostéoporotique, est équivalent voire supérieur au traitement de référence, le risédronate, qui est un bisphosphonate déjà ancien et peu puissant. A 12 mois, le denosumab, une injection sous-cutanée à 60 mg tous les 6 mois, est supérieur au risedronate, un comprimé à 5 mg par jour. Chaque groupe de malades prenait en même temps un placebo de l’autre traitement pour rendre la comparaison plus fiable.

La densité minérale osseuse à la colonne lombaire, au lieu de baisser sous corticoïde, augmente de 4,4 % sous denosumab versus 2,3 % sous risedronate chez les personnes sous traitement corticoïde chronique. Chez celles qui ont initié le traitement corticoïde au cours des 3 mois, les mêmes mesures sont respectivement de 3,8 % versus 0,8 %.

Cette étude réalisée dans plusieurs centres en Europe a testé avec de bonnes garanties de méthodologie (tirage au sort et double aveugle) l’intérêt d’une molécule anti-ostéoporotique, le denosumab, qui est un anticorps monoclonal anti-RANK, c’est-à-dire qu’il bloque spécifiquement les cellules qui sont chargées de la résorption de l’os (les ostéoclastes).

Cette étude a été réalisée sur 2 ans dans une large population de personnes à risque d’ostéoporose et traitées par des corticoïdes à une dose équivalente de 7,5 mg par jour de prednisone pendant plus, ou moins, de 3 mois.

Les résultats qui sont présentés sont les mesures à 12 mois de la densitométrie osseuse, mesure qui est fortement corrélée à la fracture de fragilité osseuse. Il faut attendre les résultats définitifs à 24 mois pour vérifier si cette amélioration de la densité osseuse se traduit également par une diminution du nombre de fractures, mais cela fait peu de doute.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

The Lancet

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