RTFlash

Espace

Des molécules organiques complexes découvertes sur Encelade

Pourrait-il y avoir de la vie, ailleurs que sur Terre, ou éventuellement sur Mars, dans notre système solaire ? La question aurait pu paraitre incongrue, voire farfelus il y a encore 20 ans, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Trois satellites naturels pourraient, en effet, abriter une forme primitive de vie, Europe, le quatrième plus gros satellite de Jupiter, Titan, la plus grosse Lune de Saturne et surtout Encelade, sixième satellite de Saturne en taille, qui intrigue de plus en plus les chercheurs.

Après avoir découvert sur Titan du méthane et de l’hydrogène, des chercheurs de l’Université de Heidelberg (Allemagne), en analysant toutes les observations effectuées par la sonde Cassini autour de Saturne, viennent d'identifier des molécules organiques très complexes, qui sur Terre sont les précurseurs de la vie.

On savait déjà, grâce à Cassini lancée en 2005, qu'Encelade recelait à sa surface des geysers qui émettent  de grosses quantités de vapeur d’eau liquide en permanence. Cela a permis de prouver que cette lune, sous ses vingt km de glaces, abrite un vaste océan d’eau liquide.

Des molécules organiques comme le méthane et le dihydrogènes ont également été retrouvées par la sonde Cassini et cette présence en grand quantité de dihydrogène, qui pourrait servir de source d'énergie à des organismes vivants, résulte probablement de phénomènes chimiques et géologiques comparables à ceux qui produisent les sources hydrothermales existant au fond des océans sur Terre.

Mais cette fois, les scientifiques ont la preuve qu'Encelade abrite également des molécules organiques lourdes et complexes. Ces dernières contiennent jusqu’à 100 atomes et elles n'ont pu être créées que dans le cadre de  processus chimiques très complexes, tels que ceux observables chez des organismes vivants.

Les scientifiques pensent que ces molécules organiques ont été produites dans l'océan d'Encelade par un processus biochimique proche de celui à l'œuvre au fond des océans terrestres. Reste à présent à concevoir et à envoyer une sonde d'exploration sur Encelade, sans doute pas avant une quinzaine d'années, pour analyser ces molécules organiques complexes à l’aide d’un spectromètre de masse à haute résolution.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

Noter cet article :

 

Vous serez certainement intéressé par ces articles :

Recommander cet article :

Poster un nouveau commentaire

back-to-top