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Maladie d’Alzheimer : la piste d'un traitement basé sur des végétaux

Alors qu’aucun médicament ne permet aujourd’hui de guérir la maladie d’Alzheimer, les choses pourraient bien changer. Une équipe de la Keck School of Medicine a réussi à réduire les effets de la maladie d’Alzheimer chez des souris génétiquement modifiées pour en présenter les symptômes. Cette découverte, issue de composés naturels, pourrait bientôt être utilisée chez l’être humain.

Pour rappel, la maladie d’Alzheimer est un type de démence qui provoque des troubles de la mémoire et du comportement, dont les symptômes s’aggravent au fil du temps. Pour cette expérience, les chercheurs ont génétiquement programmé les souris pour reproduire les effets de cette pathologie.

Les souris ont ensuite reçu - parallèlement à des congénères sains - un traitement à base d’EGCG (Gallate d'épigallocatéchine) et d’acide férulique. Il s’agit de substances naturelles, présentes dans le thé vert, pour la première, et dans des légumes tels que la carotte et la tomate pour la seconde. Les souris ont ensuite été divisées en quatre groupes équitables. Chez le premier, les deux substances étaient administrées en combinaison ; chez le deuxième et le troisième, seule l’EGCG ou l’acide férulique leur était donné ; et le dernier groupe, enfin, ne recevait qu’un placebo.

Pendant les trois mois de l’expérience, mais aussi avant celle-ci, les souris ont eu à faire de nombreux tests pour connaître précisément leurs capacités neuropsychologiques. Ces tests peuvent être comparables (à peu de chose près) à ceux pratiqués chez l’être humain pour détecter les troubles de la mémoire et la démence.

Grâce à ceux-ci, les chercheurs ont pu faire des conclusions étonnantes : "Après trois mois, le traitement combiné a entièrement rétabli la mémoire de travail. Les souris atteintes de la maladie d’Alzheimer se sont révélées tout simplement aussi performantes que les souris en bonne santé utilisées comme témoins", explique ainsi Terrence Town, l’auteur principal des travaux et professeur de physiologie et de neurosciences à la Keck School of Medicine.

Si ces résultats sont encourageants, les chercheurs n’en expliquent pas encore totalement l’origine. Selon Terrence Town, si le traitement est si efficace, c’est grâce à son action contre une molécule impliquée dans le développement dans la maladie : la bêta-amyloïde. De plus, les composés administrés aux souris pourraient aussi avoir eu des effets sur le stress oxydatif et la neuro-inflammation – deux autres aspects liés à la pathologie.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JBC

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