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La France a connu l'été le plus chaud depuis 50 ans, selon Météo France

Après un mois d'août marqué par une canicule "exceptionnelle" par sa durée, Météo France a confirmé mardi que l'été 2003 a été le plus chaud que l'on ait connu ces cinquante dernières années tant pour les températures minimales que maximales. A Paris, c'est même du jamais vu depuis 1873. Il a été significativement plus chaud pour les températures maximales (+2 degrés Celsius) que les trois derniers étés les plus chauds (1976, 1983 et 1994). Mais, surtout, il est plus chaud pour les températures minimales de 3,5 degrés que la moyenne 1950-1980 et de 1,4 degré que 1994, le deuxième été le plus chaud. De plus, Météo France note "une augmentation linéaire sur les dix dernières années de la température minimale et dans une moindre mesure de la température maximale. Ce plus fort impact sur les températures minimales est cohérent avec la compréhension scientifique que l'on a du changement climatique". Cette canicule a été exceptionnelle par sa durée (près de deux semaines) et son intensité. Les records absolus de température maximale ont été battus au cours des douze premiers jours d'août 2003 sur plus de 70 stations météorologiques (sur un ensemble de 180 stations, représentatif des villes françaises). Depuis le 4 août, des températures supérieures à 35 degrés ont été observées dans les deux tiers des 180 stations météorologiques, réparties sur l'ensemble des régions françaises. Des températures supérieures à 40 degrés ont été observées dans 15% des stations, y compris en Bretagne, ce qui n'était encore jamais arrivé depuis le début des mesures de température en 1873. On peut citer certains records absolus de chaleur comme Orange (42,6), Cazaux (42), Carcassonne (41,9) ou Auxerre (41,1). De plus, dans les stations du réseau secondaire (automatiques ou bénévoles), les 43 degrés ont localement été dépassés (43,1 à Décize dans la Nièvre, 43,5 à Villefranche de Lauraguais dans l'Aude). Par ailleurs, les nuits ont été particulièrement chaudes, notamment à l'abord des grandes villes: Paris-Montsouris a connu les 11 et 12 août avec 25,5 de température minimale les deux nuits les plus chaudes de son histoire. Revenant sur la chronologie de cette canicule, Météo France remarque sur le territoire la montée progressive des températures maximales entre le 1er et le 5 août d'une valeur proche des normales (24,8 degrés) jusqu'à une valeur de 37 degrés, ces températures se maintenant entre 36 et 37 degrés jusqu'au 13 août. A Paris, la séquence de jours consécutifs où la température maximale a dépassé les 35 degrés a été de neuf jours (4-12 août). Il faut remonter à 1911 pour avoir une séquence de cinq jours consécutifs en août. La capitale a ainsi connu une moyenne de 30,8 degrés lors de cette période avec une moyenne minimale de 23,4 degrés et une moyenne maximale de 38,1 degrés. De plus, on a battu les 11 et 12 août le record absolu de température minimale avec 25,5 degrés, dépassant les 24 degrés de juillet 1976. En conclusion, Météo France note que cette période de canicule à Paris "dépasse de très loin tout ce qui a été connu depuis 1873 par son intensité et sa longueur tant au niveau des températures minimales, maximales que moyennes. Le seul record qui n'a pas été battu est celui du maximum absolu. Pour expliquer cette canicule, Météo France souligne qu'il ne s'agit pas comme on pourrait le croire d'une masse d'air chaud venue du bassin méditerranéen, mais de hautes pressions qui sont restées bloquées sur le continent ouest-européen avec des vents faibles ou nuls.

AP : fr.news.yahoo.com/030902/202/3dlua.html

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