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Un filet expérimental améliore l'état des coeurs malades

Les personnes atteintes d'insuffisance cardiaque vont bientôt pouvoir bénéficier d'un nouveau moyen thérapeutique : un filet emmaillotant un coeur fatigué l'aide non seulement à pomper mais lui permet de retrouver une taille quasi-normale, selon les résultats d'une étude américaine. Les quelque 150 patients concernés qui bénéficient déjà de cet "écrin" en polyester très simple, se sentent mieux et ont en conséquence moins recours à une transplantation ou à toute autre opération. "L'amélioration est de 75 %. C'est une avancée technologique", a déclaré le Dr Douglas Mann, cardiologue au Collège Baylor de médecine, qui conduit l'étude et a rendu public les résultats lors d'une conférence de l'Association américaine du coeur tenue dimanche à La Nouvelle-Orléans. "Ce filet est plus efficace que toutes les thérapeutiques aujourd'hui employées", a-t-il ajouté. Selon plusieurs experts, cet appareil implanté chirurgicalement peut combler un vide thérapeutique pour des gens résistants au traitement, chez lesquels la pose d'un stimulateur cardiaque n'est pas indiquée non plus et qui ne peuvent bénéficier ni d'une pompe mécanique, ni d'une transplantation. Le dispositif est encore expérimental mais son fabricant, la firme Acorn Cardiovascular de St-Paul (Minnesota), a déjà obtenu l'accord de l'agence européenne pour la commercialisation de cet appareil en Europe, et attend celle de la Food and Drugs Administration pour le mettre sur le marché américain. L'insuffisance cardiaque survient lorsque le coeur est affaibli ou endommagé et qu'il ne peut plus pomper efficacement. Soumis à la forte résistance opposée par les artères, il est contraint à une surcharge de travail qui le fatigue prématurément, l'hypertrophie (augmente sa taille) et provoque sa défaillance. En général, les patients ne survivent que cinq ans en moyenne après le diagnostic. Le filet extensible ressemble à un filet à poisson mais agit comme des bas de contention. Une fois placé autour du coeur au travers d'une incision thoracique, il s'y maintient et devient un implant permanent. L'étude concerne 300 patients répartis dans 28 hôpitaux des Etats-Unis et un hôpital du Canada.

AP

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