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Dolly ouvre une piste génétique pour soigner les maladies mitochondriales

Dolly, l'agnelle clonée à partir d'une cellule adulte, ouvre une piste pour les femmes porteuses de certaines formes de maladies héréditaires rares et désireuses d'avoir un enfant sans lui transmettre leur anomalie génétique, selon une étude américaine. l s'agit de maladies dites "mitochondriales", qui regroupent une grande diversité de syndromes de gravité variable, et transmises uniquement par les femmes par l'intermédiaire des mitochondries, la centrale à énergie des cellules. Les mitochondries sont dotées de leur propre matériel génétique (ADN) hérité uniquement de la mère. L'ADN de la mitochondrie (ADNmt) est distinct de l'essentiel du génome contenu dans le noyau des cellules et qui détermine notamment le sexe de l'enfant à venir. Au cours de la formation de l'oeuf, pour une raison non élucidée les mitochondries paternelles (du spermatozoïde) sont éjectées. Cette particularité du maintien d'une trace de la lignée maternelle dans les mitochondries est utilisée dans les recherches généalogiques. Après avoir prouvé que Dolly est bien le premier clone issu d'une cellule adulte de mamelle, mettant ainsi fin à la controverse sur son origine, l'un des "pères" de la célèbre agnelle, le Dr Ian Wilmut (Roslin Institute, Edimbourg, Royaume-Uni) a cherché, avec l'équipe new-yorkaise du Dr Eric Schon, à savoir d'où provenait l'ADN de ses centrales à énergie. Dans tous les cas, y compris pour Dolly, les chercheurs ont découvert que les animaux clonés n'ont pas hérité de l'ADN des animaux dont ils sont la copie, mais de celui des cellules receveuses qui ont servi à la manipulation. S'ils sont confirmés, "ces résultats auront des implications pour les futures tentatives de correction des maladies mitochondriales" par les techniques de transfert et de clonage, selon les auteurs. Une femme affectée d'une telle maladie pourrait avoir un enfant sain grâce à la fusion d'une de ses cellules (un ovule ou une cellule non sexuelle) avec l'ovocyte (débarrassé de son noyau) d'une autre femme, dont les mitochondries sont normales, selon les chercheurs.

AFP/30/08/99 : http://www.actualinfo.com/

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