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Développement accéléré des Energies Nouvelles Réparties : un « investissement », pas un coût

Sous-titré « la contribution du Syndicat des énergies renouvelables au débat relatif à la politique énergétique », le Livre blanc des énergies renouvelables, présenté le 19 janvier, souligne en préambule que les ENR « constituent un marché mondial en forte croissance malgré la crise ».

Ce Livre devrait être largement commenté le 7 février prochain, jour du colloque annuel du SER (Syndicat des Energies Renouvelables). En présentant à la presse, jeudi 19 janvier,  son Livre blanc des énergies renouvelables, document très attendu, c’est un message clair et fort qu’a voulu lancer le président du SER, Jean-Louis Bal .

Le développement de ces énergies au-delà de l’objectif de 23 % en 2020 fixé par le Grenelle de l’Environnement aura certes un coût : « 5 milliards d’euros dans l’année 2020 comme contribution à la CSPE », soit, pour le consommateur, une facture d’électricité augmentée de 12 % d’ici à 2020. Certes, mais, a-t-il déclaré avec force, c’est « un investissement qui rapporte » et il ne faut donc pas le considérer comme un coût.

La CRE a évalué tout récemment à 2,2 mds d’euros les charges de service public de l’électricité prévisionnelles pour l’année 2012 dues au développement des énergies renouvelables, dont 1,5 md pour le photovoltaïque. Sur les 66 euros de CSPE totale d’une facture d’électricité moyenne pour 2012, 24 euros devraient représenter la subvention à l’électricité photovoltaïque, a précisé le Médiateur de l’énergie.

  • 1/3 d’énergies renouvelables dans la consommation finale d’énergie d’ici 2030

À la clé, une part de 25 % pour les ENR en 2020, que le SER juge réalisable : 125 000 emplois créés d’ici l’échéance, 3,4 milliards d’euros de solde positif sur la balance commerciale et 20 millions de tonnes de CO2 évitées. Les projections pour 2030 « qui prolongent les courbes entre 2012 et 2020 », suggèrent même que l’on pourrait atteindre une part d’énergies renouvelables d’au moins un tiers dans la consommation finale d’énergie. Mais atteindre, déjà, l’objectif de 2020, suppose, pour le Syndicat, la mise en place de 12 propositions en 49 outils concrets. Donner un nouveau souffle à l’éolien terrestre ; « reconstruire la filière photovoltaïque » – le mot est pesé, dit Jean-Louis Bal – ; franchir les barrages qui menacent le développement de l’hydroélectricité ; amplifier l’essor de la chaleur renouvelable en doublant les 250 millions d’euros alloués au Fonds Chaleur quand le Grenelle préconisait 800 M€.

  • Photovoltaïque : une filière à reconstruire

Le photovoltaïque, on le sait, est mal en point. « Malgré les chiffres impressionnants de puissance raccordée, 2011 a été assez destructrice pour la filière », rappelle le président du SER, chiffres à l’appui. Fin 2010, le secteur employait 25 000 personnes, fin 2011 quelque 18 000. 7 000 emplois détruits ! Le syndicat demande d’inscrire un objectif de 20 000 MW en 2020 dans la prochaine programmation pluriannuelle des investissements (PPI).
Pourtant le bilan 2011 montre une capacité photovoltaïque mise en exploitation de 1 300 MW, selon le bilan de RTE rendu public jeudi  19 janvier. Pour la première fois, la capacité PV 2011 a été supérieure à celle de l’éolien, qui affiche un bien « pauvre » 875 MW (toujours selon RTE). Au total, les parcs installés de photovoltaïque et d’éolien atteints à fin 2011 respectivement 2 230 MW et 6 640 MW. Les taux de couverture de la consommation par la production de ces deux énergies renouvelables ont été respectivement de 0,5 % (0,1 % en 2010) et 2,5 % (1,9 % en 2010).

  • Hydroélectricité : un potentiel fort dans certaines régions

Côté hydroélectricité, les colloques se multiplient sur la procédure de renouvellement des concessions, ironise pour sa part Anne Penalba, présidente de France hydro-électricité. Mais l’atteinte des 3 TWh supplémentaires identifiés comme objectif par le Grenelle à l’horizon 2020 est « très très mal partie ». En raison de la superposition des couches réglementaires (« il s’en rajoute tous les mois sous une forme ou une autre »), d’une part. De la déclinaison régionale des responsabilités d’autre part : les demandes doivent être inscrites dans les schémas régionaux climat-air-énergie, d’un côté, dans la loi sur l’eau, de l’autre (elles relèvent donc alors des comités de bassin). Du fait de la difficulté de mettre en cohérence ces demandes, « nous craignons un blocage total du potentiel », insiste-t-elle. Pourtant, la profession a recensé un potentiel sur certaines régions, les plus propices à cette énergie, de 10,2 TWh à la fois sur des sites vierges et sur des barrages existants.

Le Moniteur

Syndicat des Energies Renouvelables

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