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Climat : le pire est à venir

Un nouveau rapport des experts scientifiques de l'ONU sur le climat, publié le 1-10-2001 à Londres, souligne la nécessité de réduire à une "petite fraction de leur niveau de 1990" les émissions de gaz à effet de serre (GES) dans tous les pays et pas seulement dans les pays développés comme l'exige le protocole de Kyoto. Même si cette réduction intervenait "d'ici quelques décennies", la température continuerait d'augmenter pendant un ou plusieurs siècles avec un cortège de catastrophes potentielles et le niveau de la mer s'élèverait encore "pendant des millénaires". Le document, signé du GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat, IPCC en anglais), résume à l'intention des politiques les données de trois rapports partiels établis en début d'année. En voici les principales données: "Une stabilisation des concentrations de CO2 (dans l'atmosphère), quel que soit le niveau retenu, exige une réduction des émissions mondiales de CO2 (gaz carbonique) afin qu'elles ne représentent plus qu'une petite fraction de leur niveau actuel". "Une stabilisation des concentrations de CO2 dans l'atmosphère à 450 parties par million (ppm), 650 ou 1.000 ppm (contre 368 ppm en 2000, ndlr) nécessiterait de réduire les émissions mondiales de CO2 au dessous de leur niveau de 1990, d'ici quelques décennies, un siècle environ ou deux siècles environ respectivement. Ces émissions devraient ensuite (dans tous les cas de figure, ndlr) diminuer constamment pour atteindre une petite fraction du niveau atteint aujourd'hui" "Les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (notamment du principal d'entre eux, le CO2 ou gaz carbonique, ndlr), même une stabilisation à faible niveau de leurs concentrations dans l'atmosphère, n'empêcheront ni le changement climatique ou la hausse du niveau de la mer ni leurs impacts". "Une fois les concentrations de gaz à effet de serre stabilisées, la température continuera d'augmenter d'un 1/10ème de degré par siècle durant au moins un siècle tandis que le niveau de la mer continuera de s'élever" pendant des millénaires. Les six scénarios prédictifs utilisés par le GIEC se basent sur des concentrations de CO2 dans l'atmosphère allant de 540 à 940 parties par millions (ppm), soit la fourchette qui leur semble représentative de la capacité prévisible des humains d'amorcer un véritable virage dans leur utilisation de l'énergie. En comparaison, la concentration de carbone atmosphérique se situait autour de 280 ppm avant l'ère pré-industrielle pour atteindre l'an dernier 368 ppm, une augmentation de 31 % en 130 ans, attribuable à l'utilisation intensive des hydrocarbures (charbon, pétrole, gaz, etc.), affirme le GIEC. Même si on parvient à stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre et in fine les températures, "certains changements du système climatique (...) seraient effectivement irréversibles. Par exemple une fusion des calottes glaciaires de grande ampleur et des modifications fondamentales de la circulation océanique" ne pourraient plus être stoppées pendant des générations. Les forêts et terres agricoles qui stockent du gaz carbonique dans certaines conditions de gestion représentent "un potentiel important" pour la lutte contre le changement climatique. "Le changement climatique affecte des problèmes d'environnement comme la perte de biodiversité, la désertification, la diminution de l'ozone stratosphérique, les ressources en eau et la qualité de l'air. Il est parallèlement affecté par beaucoup de ces problèmes". La lutte doit être menée sur tous les fronts simultanément, quitte à devoir faire des compromis. "Ainsi (...) si de nouvelles plantations d'une seule espèce étaient faites dans un endroit donné, elles pourraient nuire à la biodiversité". Les impacts inévitables du changement climatique seront d'autant plus réduits que la lutte contre le phénomène commencera plus tôt. Si cette lutte commence plus tôt, elle sera aussi beaucoup moins coûteuse. "La croissance économique à long terme ne sera pas affectée de manière significative par des mesures" de lutte contre le changement climatique "en vue de stabiliser" les concentrations de CO2 dans l'atmosphère mais, à plus courte échéance, elle peut subir "de grandes variations dans certains secteurs et dans certaines régions". Si on ne fait rien, la hausse du thermomètre (comparée à 1990) atteindrait entre 1,5C centigrade et 4,8C dès 2100 et celle du niveau de la mer entre 9 cm et 88 cm, ce qui correspondrait à une hausse des concentrations de CO2 de 540 ppm à 970 ppm dès 2100. Le GIEC estime toujours que ce sont les pays pauvres d'Asie et d'Afrique principalement qui vont écoper des pénuries d'eau en vue, sans précédent dans l'histoire de l'humanité. Mais les technologies sont là, disent-ils, y compris un virage majeur vers l'éolien, pour amorcer un virage d'autant plus rapide qu'il s'accompagnera d'un changement global des modes de consommation et de production actuels.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/011001/1/200bk.html

Rapport du Groupe Intergouvernemental sur le changement Climatique :

http://www.ipcc.ch/pub/SYR-text.pdf

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