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Des chercheurs réussissent à réparer un cerveau de rat lésé

Des chercheurs français et australiens ont réussi à réparer un cerveau de rat lésé après un traumatisme chirurgical en créant des nouvelles connexions entre les neurones restants. Une expérience à terme porteuse d'espoir pour les patients victimes notamment de traumatisme crânien. A l'âge adulte, chez l'homme, les lésions du cerveau provoquent des dommages physiques et intellectuels irréparables.

Mais les fonctions motrices et spatiales peuvent récupérer. A l'image de ce qui se passe spontanément chez l'enfant : en pleine "maturation", le cerveau des très jeunes enfants est capable de "plasticité", a expliqué Rachel Sherrard, chercheuse du laboratoire de neurobiologie des processus adaptatifs (CNRS/Université Pierre et Marie Curie). "Quand j'étais pédiatre, j'ai vu un jeune garçon de 8 ans paralysé à gauche après un accident vasculaire cérébral repartir de l'hôpital presque normalement trois semaines après", se souvient-elle. A cet âge, le cerveau "peut créer de nouvelles connexions entre les axones non lésés", ce qui permet "une récupération fonctionnelle après un trauma".

Les chercheurs avaient déjà montré, à partir d'une lésion de la voie neuronale reliant le tronc cérébral au cervelet, qu'il était possible d'induire de nouvelles connexions chez le jeune adulte, semblables à celles observées chez le nouveau-né. Cette réparation avait été rendue possible en traitant le cervelet lésé avec un peptide, le BDNF, qui joue un rôle dans le développement et le bon fonctionnement de cette voie neuronale.

Pour mener à bien leur travail, les chercheurs ont créé une lésion chirurgicale chez des rats, "différente d'une lésion naturelle, plusieurs voies axonales étant coupées", précise Rachel Sherrard. Ils ont ensuite injecté du BDNF, déjà utilisé lors d'essais cliniques dans le traitement de maladies neurodégénératives, notamment la maladie de Parkinson. "Le BDNF est un facteur naturel", a expliqué la chercheuse. "Nous l'avons réinjecté dans la région privée de connexion". Résultat : "les axones non lésés, ceux qui restaient, se sont développés". Ces nouveaux résultats sont porteurs d'espoir et permettent d'envisager l'utilisation de ce peptide pour réparer le cerveau humain après une lésion cérébrale.

CNRS

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