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A charge virale égale, le risque de SIDA est plus important chez les femmes

A nombre de CD4 équivalent, la charge virale pour le VIH est significativement plus basse chez les femmes que chez les hommes. En conséquence, on devrait envisager de revoir à la baisse le seuil de charge virale à partir duquel le traitement antirétroviral doit être mis en route chez la femme. Les femmes ont une charge virale moyenne qui est comprise entre 35 % et 65 % de celle des hommes pour un taux de CD4 donné (globalement, elle est moitié moindre). L'étude qui parvient à cette conclusion a été élaborée pour analyser les relations entre le sexe et la charge virale mesurée à l'aide de trois méthodes différentes et pour chercher une prédictivité de la progression de la maladie en fonction de ces mesures. Ce n'est pas la première fois que ces observations sont faites. Deux publications datant de 1996 (Katzenstein, d'une part, et Bush, de l'autre) en témoignent. L'étude montre par ailleurs que le temps de progression vers le SIDA est similaire pour les hommes et les femmes, en analyse de variance (moyenne) et après ajustement pour le taux des CD4. Mais quand on considère le paramètre " charge virale ", on s'aperçoit qu'il existe une augmentation du risque relatif pour les femmes. Cela donne lieu à deux interprétations. L'une est que, pour une mesure ponctuelle de la charge virale, on trouve un chiffre plus bas chez une femme que chez un homme, avec un délai de progression identique vers la maladie SIDA. Autrement dit, à charge virale équivalente, le risque de voir apparaître un SIDA est plus important chez les femmes. L'autre est qu'un temps équivalent de progression peut être prédit pour une charge virale deux fois moindre chez une femme. " Nos résultats sont à interpréter comme la marque d'une différence dans la relation qui existe entre la charge virale et le SIDA selon les sexes, davantage que comme une différence simplement du temps de progression vers le SIDA liée au sexe ", expliquent les auteurs.

(Quotidien du medecin/9/11/98)

http://www.quotimed.com/

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