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Le brocoli pour prévenir le cancer de l'estomac

N'en déplaise à leurs chères progénitures, les mamans ont raison de faire manger des brocolis. Cette variété de choux contient en effet l'agent chimique qui tue la bactérie responsable de la plupart des cancers de l'estomac, selon une étude franco-américaine publiée mardi dans les Annales de l'Académie nationale des sciences. Ces travaux, menés par des chercheurs américains de l'université Johns Hopkins, en collaboration avec une équipe française conduite par Alian Lozniewski, du CNRS, font apparaître qu'en laboratoire, le sulforaphane tue la bactérie helicobacter pylori. Bonne nouvelle: cette substance se trouve en quantité suffisante dans les brocolis pour être efficaces chez les amateurs. Toutefois, les chercheurs ne savent pas encore quelle quantité de ce légume est nécessaire à chacun. "Les quantités d'agent chimique qui ont servi à notre expérience sont celles qu'on atteint en mangeant des brocolis. C'est un taux raisonnable", a expliqué Jed Fahey, de l'université Johns Hopkins. "Je n'ai pas de mal à demander aux gens de manger plus de fruits et légumes, notamment ceux-là", a-t-il ajouté. "Nous savons que le brocoli est sain et sans danger... et que le sulforaphane est efficace contre certains cancers." Le Dr Paul Talalay, co-chercheur à Johns Hopkins, avait déjà noté que le sulforaphane était un anticancéreux efficace. La nouvelle étude n'a fait qu'étendre cet effet à la bactérie à l'origine d'ulcères et de cancers de l'estomac. En laboratoire, les scientifiques ont découvert que le sulforaphane tue même l'helicobacter résistant aux antibiotiques. Ils ont aussi montré que cet agent chimique est efficace, que la bactérie se trouve à l'intérieur ou à l'extérieur de la cellule. Chez l'homme, l'helicobacter pylori peut se cacher dans les cellules qui tapissent l'estomac, rendant le traitement de l'infection plus difficile. Jusque-là, les études concernaient la souris; les chercheurs vont tenter de retrouver le même effet chez l'homme. Selon Jed Fahey, "si les prochaines études cliniques montrent qu'un aliment peut prévenir des maladies humaines liées à l'helicobacter pylori, cette découverte aura une réelle implication sur la santé publique, aux Etats-Unis et partout ailleurs dans le monde", a ajouté Fahey. "Dans certaines régions d'Amérique centrale, d'Amérique du Sud, d'Afrique et d'Asie, 80 à 90 % de la population est infectée par helicobacter, du fait de la pauvreté et du manque d'hygiène. En général, la bactérie peut être traitée par les antibiotiques, un traitement trop cher et qui effraye bon nombre de gens de par le monde", a-t-il encore précisé. A ses yeux, "les habitants des régions pauvres, où un traitement antibiotique n'est même pas envisageable, pourraient peut-être trouver dans ce régime une petite alternative au traitement".

AP : http://fr.news.yahoo.com/020528/5/2lsvp.html

PNAS : http://www.pnas.org/cgi/content/abstract/99/11/7610

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