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Bloquer les gènes responsables du cancer du sein avec des nanoparticules...

Des chercheurs de l'Université d'Harvard, dirigés par Amy Brock, Silva Krause et Hu Li, ont montré chez l'animal qu'il était envisageable de bloquer, grâce à une injection de nanoparticules à fragments génétiques, l'expression des gènes impliqués dans la croissance des Carcinomes canalaires in situ (CCIS), la forme la plus fréquente de cancer du sein.

Ces travaux ouvrent une nouvelle approche thérapeutique qui consisterait à bloquer à l’aide de ces "nanoARN" les gènes impliqués dans le développement du cancer du sein.

Pour l'instant, il est très difficile de prévoir si un CCIS va se propager dans d'autres parties du sein et l'on estime que près de la moitié des femmes atteintes de CCIS développeront un cancer du sein invasif. L'autre moitié des patientes risque donc de subir un traitement lourd et inutile, comme une chirurgie ou la radiothérapie.

En étudiant les changements génétiques dans les glandes mammaires des souris génétiquement modifiées, les scientifiques ont identifié un gène, Hox1A, impliqué dans la stimulation de la croissance des tumeurs chez les souris. Les chercheurs ont ensuite donné aux souris une injection de nanoparticules encapsulant des siRNA (ARN interférents) pour bloquer l’expression du gène Hox1A. Ils ont alors pu observer un arrêt du développement des tumeurs chez les trois quarts des souris.

Ces résultats sont prometteurs car le gène HoxA1 ??semble être l'un des premiers gènes impliqués dans le développement des cellules mammaires anormales dans ces souris transgéniques. En outre, cette technique pourrait être étendue en ciblant les gènes impliqués dans d'autres types de tumeur.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Science

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