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Les biologistes tentent de créer une vie artificielle

Cela ressemble à ''la mallette du petit biologiste'' version joueur très expérimenté. A partir de plusieurs éléments de construction d'origine animale ou bactérienne, des chercheurs ont créé une forme de vie artificielle. Vincent Noireaux et Albert Libchaber, de la Rockfeller University de New York, ont créé de toutes pièces un «bioréacteur» capable de produire une protéine à partir d'un gène. Voici, dans les grandes lignes, la recette de Libchaber et Noireaux publiée dans les PNAS : des lipides issus de blanc d'oeuf pour former les parois de la cellule, la bactérie E.coli privée de son ADN pour la machinerie, un gène de fluorescence prélevé sur une méduse, un autre venant du staphylocoque doré, enfin une enzyme extraite d'un virus pour permettre la traduction des gènes. Réusultat : mise en culture, la cellule s'est mise à produire des protéines. Exprimant le gène de la méduse, elle a pris une jolie couleur verte fluorescente.

Grâce au gène du staphylocoque, les parois de la cellule se sont couverts de minuscules pores lui permettant de profiter des nutriments du milieu de culture. Les chercheurs insistent sur le fait que ces ''bioréacteurs'' ne sont pas à proprement parler des organismes vivants. Ils ne sont d'ailleurs pas capables de se diviser pour se reproduire comme le font les cellules. Ces travaux font partie d'un domaine de recherche, la biologie synthétique ou biologie de synthèse, qui vise notamment à mieux comprendre ce qu'est un être vivant, comment il se définit, et comment la vie est apparue. Ce champ de la biologie synthétique est né voici quelques années : en 1999, Craig Venter, qui a dirigé le consortium américain de décryptage du génome humain (TIGR), avait découvert qu'une bactérie (Mycoplasma Genitalium) pouvait perdre 130 à 220 de ses 480 gènes sans perdre la capacité de reproduire et de maintenir la vie de ce micro-organisme. Et en 2002, des chercheurs de l'université de Stony Brook (New York) étaient parvenus à synthétiser un virus de polio et son génome entier.

PNAS

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