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Alcool: un homme sur deux de 25 à 64 ans consommateur à risque

La consommation d'alcool à risque touche surtout les hommes de 25 à 64 ans, près d'un sur deux étant concerné dans cette tranche d'âge, selon une étude menée par l'Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes). D'après les seuils retenus pour définir l'alcoolisation excessive, plus d'un homme sur dix présente "un risque chronique" (plus de 22 verres par semaine et/ou 6 verres ou plus en une occasion au moins une fois par semaine). Environ trois sur dix sont "consommateurs à risque ponctuel" (buvant parfois 6 verres ou plus en une occasion mais jamais plus d'une fois par mois, et moins de 22 verres/semaine).Dans la tranche d'âge 25-64 ans, le risque chronique ou ponctuel concerne un homme sur deux.

Chez les hommes, le risque d'alcoolisation excessive chronique "augmente régulièrement avec l'âge jusqu'à 64 ans". Le risque ponctuel est "très fréquent parmi les 25-44 ans et diminue ensuite progressivement".Les risques sont beaucoup moins fréquents chez les femmes (seuil d'alcoolisation excessive de 15 verres/semaine), avec environ 2% de "consommatrices à risque chronique" et 10% présentant "un risque ponctuel".

Parmi les femmes, celles ayant un statut de cadre sont davantage concernées par la consommation excessive. Pour les hommes, les liens entre consommation excessive et catégories socio-économiques sont "plus contrastés". Cadres, artisans, commerçants et chefs d'entreprise, mais aussi ouvriers et agriculteurs, présentent plus de risque que les employés.

Le risque d'alcoolisation excessive est surtout concentré chez les personnes vivant seules, souligne l'étude. La non-consommation quant à elle concerne les catégories sociales peu aisées.L'étude analyse enfin les disparités entre régions, la consommation à risque semblant se concentrer, pour les hommes, dans le Nord, Sud-Ouest, Ouest et Méditerranée, et pour les femmes dans le Nord et Sud-Ouest.Ces différences "ne s'accordent pas tout à fait" avec les données de mortalité liées à l'alcoolisme, relèvent ses auteurs. Le Sud-Ouest est ainsi classé parmi les régions présentant un risque d'alcoolisation excessive important, alors que le taux de décès lié à l'imprégnation alcoolique dans cette région se situe parmi les plus bas.

Irdes

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