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40 millions de personnes atteintes du virus du Sida

Vingt ans après l'identification du sida (syndrome d'immunodéficience acquise), cette maladie dévastatrice a déjà tué plus de vingt millions de personnes et la plupart des quarante autres millions atteintes par le virus (VIH) mourront si elles n'ont pas accès aux traitements disponibles, selon l'ONUSIDA. Le sida a tué en 2001 quelque trois millions de personnes, ce qui porte à vingt millions le nombre de morts depuis vingt ans à cause de cette maladie, selon le rapport annuel d'ONUSIDA (le programme des Nations unies pour le VIH-SIDA) et de l'OMS (Organisation mondiale de la santé) publié ce mercredi. Avec cinq millions de nouvelles infections dans le monde, c'est près de 40 millions de personnes qui vivent actuellement avec le virus. Et selon ONUSIDA, ces dernières mourront si elles n'ont pas accès aux traitements disponibles. Le rapport soulève aussi un autre problème, celui du diagnostic : "Un tiers environ des personnes vivantes infectées ou malades ont entre 15 et 24 ans, et la plupart ignorent qu'elles sont porteuses du virus". L'Europe orientale et l'Asie centrale sont les régions du monde où l'on observe "la croissance la plus rapide de l'épidémie", et où il y a "un nombre de nouvelles infections qui montent en flèche". Selon le rapport, la situation est particulièrement sensible en Russie : "Le total des infections notifiées dépassent les 129.000 cas depuis le début de l'"épidémie". Une situation qui selon les experts reste en deçà de la réalité, située déjà entre 600.000 et 800.000 cas. L'Afrique sub-saharienne reste la région du monde la plus touchée, avec 28,1 millions de personnes qui vivent avec le VIH, dont 3,4 de nouveaux cas cette année. En l'absence de traitements adéquats, souligne le rapport, ces personnes ne survivront pas à la décennie. En Asie et dans le Pacifique, hors Australie et Nouvelle-Zélande, 435.000 personnes sont mortes en 2001, tandis que 7,1 millions sont porteuses du virus ou malades du sida. ONUSIDA attire également l'attention sur les pays riches où la négligence en matière de prévention favorise une reprise de l'épidémie. Le rapport, qui écrit que le sida est devenu "la maladie la plus dévastatrice que l'humanité ait jamais connue", note tout de même des points positifs. Ainsi, "en Ouganda, Zambie et Tanzanie, il y a une baisse du nombre de nouvelles infections". "Le Cambodge, un des pays les plus pauvres au monde, détruit par deux décennies de guerre civile, qui réussit à avoir des succès en prévention, donne une belle leçon aux autres pays", relève le Dr Peter Piot, directeur exécutif de l'ONUSIDA. Grâce à une réelle volonté politique, ce pays qui a inscrit la lutte contre le sida dans le programme de reconstruction du pays, a réduit fin 2000 à 2,3% le pourcentage d'infections parmi les femmes enceintes, soit une baisse de près d'un tiers depuis 1997. Sur le front politique, une session extraordinaire de l'assemblée générale des Nations Unies en juin dernier a fixé des objectifs pour réduire l'expansion de l'épidémie, notamment parmi les jeunes et les nouveaux-nés. Il s'agit maintenant pour les gouvernements de concrétiser ces engagements, conclut le Dr Piot.

Rapport annuel de l'ONUSIDA. :

http://www.unaids.org/epidemic_update/report_dec01/index.html

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