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Prédire la récidive du cancer de la vessie par un simple test sanguin

Des chercheurs de l'Université Paris-Diderot ont démontré que le taux de certaines cellules immunitaires dans le sang peut prédire la récidive et la progression de la tumeur dans le cancer de la vessie. Ces chercheurs se sont focalisés sur l’étude de HLA-G, une molécule du système immunitaire dont la mesure, par une simple prise de sang, pouvait permettre à des patients atteints d’un cancer de la vessie d’évaluer le risque de récidive et l’évolution de leur tumeur.

Les auteurs de cette étude, qui ont déposé une demande de brevet, ont cherché à comprendre  comment le système immunitaire pouvait être mis en défaut et laisser la tumeur se développer. Ils ont étudié les prélèvements sanguins d’une centaine de personnes atteintes d’un cancer de la vessie et suivies, pendant 3 ans, à l’hôpital Saint-Louis de Paris.

La molécule HLA-G n’est normalement présente que pendant la grossesse. Mais elle est également présente dans le cas de cellules tumorales. En étudiant cette molécule chez les patients, les chercheurs ont identifié le rôle d’un récepteur présent sur certains globules blancs chargés de détruire les cellules cancéreuses.

Ils ont découvert que chez les patients qui récidivent, plus de 40 % de ces globules blancs portent ce récepteur, ce qui démontre que leur système immunitaire est affaibli. En s’appuyant sur des analyses biostatistiques, les chercheurs ont conclu que le risque de rechute était important « au-dessus de 40 % ».

Le cancer de la vessie, 7e cancer le plus fréquent, représente 3 % des cancers en France. En 2012, il concernait 12 000 personnes, selon l’Institut national du cancer. Il est imputable au tabagisme mais également à certaines substances cancérogènes liées à l’exercice de certaines activités professionnelles.

« Il s’agit d’une réelle avancée clinique puisque les cancers de la vessie sont fréquents, avec un composant immunologique important sans pour autant bénéficier d’un traitement efficace », indiquait l’Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) qui coordonnait l’étude.

L’AP-HP ajoute que ce test « gagnerait à être évalué à grande échelle et sur d’autres types de tumeurs. Ce serait une solution simple et non invasive pour la plupart des hôpitaux et laboratoires privés ».

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Université Paris-Diderot

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