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La turbine qui sauvera le monde

Fini les soucis énergétiques ! C'est du moins ce que prétend un chercheur russe qui officie dans une université américaine. Sa solution ? Une turbine écologique qui produit de l'électricité à partir des courants marins. Alexandre Gorlov professeur de génie mécanique à la Northeastern University, prés de Boston a en effet etudié et perfectionné la "turbine Darrieus", inventée en 1931 par l'ingénieur français Georges Darrieus. Conçue à l'origine pour fonctionner en utilisant le vent, elle constitue cependant l'une des premières tentatives d'exploitation du potentiel énergétique des flux d'eau. Contrairement aux turbines couramment utilisées à l'époque, le modèle mis au point par Darrieus adopte la forme d'un cylindre, doté de lames au profil d'aile d'avion. Le principe, ingénieux, consiste - comme l'explique Alexandre Gorlov - à renverser les lois de l'aéronautique : au lieu de diriger le flux vers l'extérieur, pour permettre la sustentation d'un aéroplane, on le dérive vers l'intérieur en vue de produire de l'électricité. Alexandre Gorlov a eu l'idée de courber les lames de cette turbine pour donner à l' ensemble l'aspect d'une molécule d'ADN, ce qui a accru l'efficacité de la turbine. Elle exploite 35 % de l'énergie véhiculée par les courants, contre 23 % au maximum pour le modèle de Darrieus. La nouvelle structure permet également de limiter les forces qui s'exercent sur les lames et facilite l' autodémarrage, même lorsque le courant est très lent. Ce système est utilisable dans n'importe quel cours d'eau. Mais le rêve d'Alexandre Gorlov, c'est d'installer des centaines de ces turbines dans des "centrales océaniques" qui alimenteraient le monde entier en électricité. "A lui seul, le Gulf Stream fournirait plus d'électricité que la planète ne pourrait en consommer", affirme-t-il. L'invention intéresse beaucoup les entreprises. Le conglomérat américain Allied Signal commercialise la turbine sous licence et négocie actuellement en vue d'installer des "centrales" au large des côtes australiennes, néerlandaises, britanniques, chinoises et sud-africaines.

(Courrier international/18/02/99)

http://www.courrierint.com/hebdo/alaune2.htm

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