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Thérapie cellulaire: la graisse, une source intéressante de cellules à injecter

La graisse pourrait bien être une source particulièrement intéressante pour la thérapie cellulaire: des chercheurs français ont obtenu in vitro chez la souris des cellules cardiaques fonctionnelles, à partir des cellules indifférenciées de leur tissu adipeux. L'équipe de Louis Casteilla (CNRS, Université de Toulouse 3) dirigée par Luc Pénicaud, en collaboration avec d'autres équipes du CNRS et de l'INSERM, a également utilisé sur une souris des cellules issues de tissus adipeux humains pour reconstruire des vaisseaux endommagés du membre inférieur, complication liée au diabète. Ces travaux, déjà disponibles sur Internet, doivent être publiés vendredi dans "Circulation Research" et le 10 février dans "Circulation". Ils permettent d'envisager pour la première fois l'utilisation des cellules de tissus adipeux en thérapie cellulaire. Très prometteuse, "la thérapie cellulaire est une stratégie thérapeutique basée sur l'injection de cellules immatures", rappellent les chercheurs. Ces cellules sont en effet "susceptibles d'acquérir la morphologie et la fonction des cellules déficientes dans un tissu lésé". Utilisée depuis plusieurs dizaines d'années dans le cas de greffes de moelle osseuse, son extension à tous les tissus endommagés suscite de grands espoirs, notamment dans des domaines où il n'existe pas à l'heure actuelle de traitement. "Deux pathologies en particulier sont concernées: l'infarctus du myocarde et le diabète". Lors d'un infarctus, les zones du coeur qui ne reçoivent plus de sang suite à l'occlusion des vaisseaux les irriguant habituellement dégénèrent. Les complications rencontrées dans le diabète sont quant à elles à l'origine d'un déficit de vascularisation au niveau des membres inférieurs, qui peut aboutir à une nécrose nécessitant l'amputation des membres atteints. Dans un communiqué commun aux deux organismes de recherche, les chercheurs soulignent que les tissus adipeux "rassemblent beaucoup de critères favorables": "ils représentent environ 10% du poids corporel chez un individu adulte sain et jusqu'à 50% chez des obèses; leur utilisation ne présente pas de problème éthique; ils sont prélevés sans grande difficulté et dommage majeur pour le patient par les techniques de liposuccion (...) effectuées en routine sous anesthésie locale". Les chercheurs du CNRS de Toulouse ont donc démontré pour la première fois qu'il était possible, in vitro, d'obtenir des cellules cardiaques fonctionnelles à partir de cellules de tissus adipeux chez la souris: après quelques jours de culture dans des conditions très simples, certaines cellules issues de ces tissus se différencient spontanément en cellules rondes qui se contractent de manière rythmique. Ces cellules présentent toutes les caractéristiques morphologiques et moléculaires de cellules cardiaques. De plus, en partenariat étroit avec Jean-Sébastien Silvestre et Bernard Lévy de l'unité Inserm 541 "Biologie et physiologie moléculaire du vaisseau" dirigée par Alain Tedgui (Paris), ces mêmes chercheurs viennent de démontrer qu'il était possible in vivo, sur un rongeur présentant une ischémie du membre inférieur (arrêt de la circulation sanguine dans une zone localisée) d'utiliser des cellules issues de tissus adipeux humains pour reconstruire un réseau vasculaire endommagé.

AP : http://fr.news.yahoo.com/040204/5/3mnfj.html

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