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Réchauffement : 2.000 milliards de tonnes de glace ont disparu depuis 2003

Plus de 2.000 milliards de tonnes de glaces terrestres ont fondu depuis 2003 au Groenland, en Alaska et dans l'Antarctique, montrent de nouvelles données satellitaires de la NASA qui constituent un signe supplémentaire du réchauffement de la planète. Plus de la moitié de cette fonte massive s'est produite au Groenland, selon des relevés du satellite américain GRACE, souligne le géophysicien de la NASA Scott Luthcke. La nouvelle étude a été présentée à la conférence de l'Union américaine de géophysique à San Francisco.

Selon M. Luthcke, tous les chiffres concernant le Groenland pour l'été 2008 ne sont pas encore disponibles, mais la fonte des glaces sur l'immense île cette année ne devrait pas être aussi forte qu'en 2007, même si elle reste très importante.

On note en revanche une amélioration en Alaska. Après une forte baisse en 2005, la couche de glace terrestre a légèrement augmenté en 2008 en raison de fortes chutes de neige hivernales. Reste que depuis 2003, l'Alaska a perdu 400 milliards de tonnes de glace.

Contrairement à la fonte de la banquise, celle des glaces terrestres augmente le niveau des océans très légèrement. Dans les années 1990, le Groenland n'avait pas contribué à une hausse de ce niveau. Désormais, l'île arctique l'élève d'un demi-millimètre par an, souligne le glaciologue de la NASA Jay Zwally.

Au total, la fonte des glaces au Groenland, en Alaska et dans l'Antarctique a fait monter le niveau de la mer d'environ un demi-centimètre ces cinq dernières années, selon M. Luthcke. Le niveau des océans augmente également sous l'effet de dilatation des eaux provoquée par leur réchauffement. D'autres travaux présentés à la conférence de San Francisco portent sur la fonte de la banquise, qui inquiète également. "Cela ne s'arrange pas et on continue à voir des signes clairs de réchauffement et d'amplification", souligne M. Zwally.

Selon les chercheurs, la hausse des températures enregistrée cet automne dans une partie du nord de l'Alaska témoigne d'un "effet d'amplification arctique", qui se produit lorsque le réchauffement dans l'Arctique est plus rapide que prévu et s'accélère plus vite qu'ailleurs sur la planète.

En raison de la fonte de la banquise, les eaux de l'Arctique absorbent plus de chaleur l'été et celle-ci est libérée dans l'air à l'automne. Ce processus a conduit à une hausse des températures automnales ces dernières années par rapport à leurs niveaux des années 1980, souligne la chercheuse Julienne Stroeve, du Centre national des données sur la neige et la glace (NSIDC) à Boulder, Colorado.

Elle évoque un impact fort et précoce du réchauffement. "Le rythme du changement commence à dépasser notre capacité à le suivre en terme de compréhension du phénomène", souligne de son côté Mark Serreze, un scientifique du NSIDC.

D'autres travaux présentés à la conférence examinent comment le dégel de l'Arctique libère du méthane, le deuxième gaz à effet de serre le plus important après le dioxyde de carbone. Une étude montre que la réduction de la banquise entraîne un réchauffement de la mer qui à son tour réchauffe le permafrost sur les terres voisines en Alaska, produisant ainsi du méthane. Une autre étude suggère que d'importantes réserves de méthane gelé piégées au fond de lacs et de la mer dans la région de la Sibérie commencent à remonter en surface en grande quantité par endroits, selon Igor Semiletov, professeur à l'université d'Alaska.

A la fin de l'été, M. Semiletov a découvert du méthane remontant dans certaines zones des mers de Sibérie orientale et de Laptev à des niveaux dix fois supérieurs à ceux enregistrés au milieu des années 1990. Les réserves de méthane piégées dans la région pourraient aggraver de manière spectaculaire le réchauffement en cas de libération dans l'atmosphère.

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