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Le récepteur à l’IGF contrôle la température corporelle

Des chercheurs de l'Inserm, associés à une équipe américaine, ont montré que le récepteur IGF-1R intervient dans le contrôle de la température corporelle depuis le cerveau. Or l'activité de ce récepteur est modulée par l’apport calorique et elle est associée à une neuroprotection et à la longévité.

Ces travaux ont montré que la voie de signalisation IGF se trouve au centre d’une régulation vaste et complexe liant nutrition, en particulier l’apport calorique, à l’équilibre de la dépense énergétique et le maintien de la température corporelle. Ce carrefour de régulation pourrait représenter un des mécanismes qui connectent l’activité hormonale IGF à la longévité.

Ces travaux montrent que la mutation du récepteur IGF neuronal change la température corporelle au cours du rythme circadien. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont utilisé des souris présentant différentes mutations ciblées affectant cette voie de signalisation. Ils ont soumis ces animaux à une restriction calorique, régime alimentaire qui induit une diminution de la dépense énergétique et de la température corporelle tout en augmentant la durée de vie.

En comparant plusieurs modèles de souris mutantes, ces travaux ont montré que les IGF jouent un rôle majeur dans le maintien de la température et que cette activité s’exerce essentiellement dans le cerveau, notamment dans la région pré-optique de l’hypothalamus. Cette partie du système nerveux central représente une plate-forme de régulation pour de nombreuses fonctions homéostatiques, comme le métabolisme énergétique, l’activité physique et le sommeil, ainsi que les rythmes circadiens en général.

Néanmoins, l’inactivation spécifique du récepteur IGF-1R dans d’autres régions cérébrales montre que les circuits neuronaux situés en amont de l’hypothalamus participent également fortement à ces régulations.

Les chercheurs s’intéressent désormais de près à ces régions prosencéphaliques, pour comprendre aussi leur rôle dans le vieillissement et la longévité. Si l’homme n’a pas la capacité extraordinaire des souris à faire varier très rapidement leur température corporelle, faculté essentiellement due à leur petite taille, le couplage de l’apport calorique (et de la nutrition en général) à la dépense énergétique par le biais de la signalisation IGF centrale pourrait bien avoir lieu de la même façon chez l’homme.

Ces recherches montrent que les régulations hypothalamiques de l’équilibre énergétique seraient modulées par l’intermédiaire des signaux IGF dans cette région du cerveau et pourraient avoir des effets non seulement sur le vieillissement et la longévité, mais également sur la survenue de maladies liées à l’âge, comme les neurodégénérescences, notamment de type Alzheimer.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

 Inserm

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