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Quand la télédétection se met au service des plus démunis

Selon les estimations de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO, d'après l'intitulé anglais Food and Agriculture Organization), près de 800 millions de personnes n'ont pas assez à manger dans le monde. Pourtant, grâce aux satellites d'observation de la Terre, existent depuis une dizaine d'années des programmes de suivi de la végétation en général et des cultures en particulier, qui, à défaut d'éviter les famines, devraient permettre de tirer le signal d'alarme avant qu'il ne soit trop tard. Ainsi, en 1988, la FAO a-t-elle mis en place Artemis (Africa Real Time Environmental Monitoring System, système de surveillance environnementale de l'Afrique en temps réel), destiné, rappelle Fred Snijders, chargé de la télédétection à la FAO, " à indiquer l'état du développement de la végétation en Afrique ". La résolution des images fournies par les satellites employés n'est que de 7,6 km, ce qui convient lorsque l'on observe de grandes exploitations agricoles mais est insuffisant pour suivre des champs plus petits ou détecter les zones où naissent des ravageurs comme les criquets pèlerins. L'arrivée sur le " marché " de l'instrument Végétation, lancé en 1998 et pleinement opérationnel depuis plus d'un an, devrait résoudre ces problèmes, comme un colloque international qui lui était consacré du 3 au 6 avril à Belgirate (Italie) vient d'en faire le constat. Financé par la Commission européenne, la Belgique, la France, l'Italie et la Suède, développé sous la responsabilité du Centre national d'études spatiales (CNES), cet outil embarqué à bord du satellite d'observation de la Terre Spot-4 (France, Belgique et Suède) réussit pour la première fois le tour de force d'offrir une résolution de 1 km et une couverture quasi quotidienne de l'ensemble de notre planète. Travaillant dans l'optique et l'infrarouge, Végétation est capable d'identifier les différentes espèces cultivées, mais aussi de sa voir dans quel état elles se trou vent : sensible à la teneur en eau des feuilles, il " devine " si les plantes ont besoin d'être arrosées, tout comme il peut dresser une carte hydrométrique des sols, estimer les effets d'anomalies météorologiques ou de maladies des cultures. Après analyse, les experts sont aussi capables de calculer, avec une marge d'erreur réduite, les rendements et les productions à venir. Et, a priori, de réagir si une famine s'annonce.

Le Monde(article résumé par @RTFlash) :

_ http://www.lemonde.fr/article/0,2320,seq-2077-51267-QUO,00.html

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