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Prévenir la maladie d'Alzheimer : une piste envisageable

Des chercheurs de l'Université  Southwestern au Texas, dirigés par Joachim Herz, travaillent sur une nouvelle voie intéressante visant à inhiber l’action d’une protéine spécifique pour prévenir l'apparition de la maladie d'Alzheimer chez les patients qui ont une prédisposition génétique à la maladie. Les mutations génétiques associées à la maladie d'Alzheimer à début tardif sont nombreuses, mais la plus importante est la mutation du gène de l'ApoE.

Il existe plusieurs variantes de ce gène, mais une variante en particulier, ApoE4, est associée à un risque de développer la maladie d'Alzheimer dix fois plus important. "Si nous bloquons l'action négative d'ApoE4 tôt, nous pourrons peut-être prévenir l'apparition de la maladie d'Alzheimer chez beaucoup de personnes, afin qu'elles ne tombent pas malades du tout", a déclaré le Docteur Herz. Les chercheurs ont donc étudié le gène et la protéine qu’il produit, dans le but de bloquer son action.

La mutation ApoE4 est associée à la perte de mémoire observée chez les patients. Elle favorise également la formation, dans les neurones, d'agglomérats de b-amyloïde, responsables des plaques caractéristiques observées chez les patients atteints de la maladie d'Alzheimer.

Les chercheurs ont découvert que cette mutation provoquait un défaut dans le "trafic cellulaire" des neurones. Dans les cellules neuronales, il se produit en effet un grand va-et-vient des vésicules contenant les molécules nécessaires à la communication neuronale. Si cette activité est perturbée, les neurones ne fonctionnent pas comme ils le devraient.

Sachant que ce gène ApoE4 se trouve dans des vésicules dont l'environnement est acide, ces scientifiques cherchent à diminuer l'acidité de ces vésicules, pour empêcher ApoE4 de se modifier et assurer ainsi le bon transport des molécules à l'intérieur des neurones.

Pour parvenir à leurs fins, ces chercheurs ont eu recours à une molécule pour rendre les vésicules des neurones moins acides. Dans les cellules en laboratoire, cette approche a fonctionné et a restauré la fonctionnalité des cellules. Reste cependant un long chemine à accomplir pour valider la pertinence de cette approche chez l'animal, puis chez l'homme.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

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