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Photovoltaïque : une filière complète en région Rhône-Alpes

Le solaire photovoltaïque représente en France une puissance installée de 10 mégawatt, dont près de la moitié, 500 kilowatts sont installés dans la région. L'objectif est de parvenir à un horizon de dix ans à 50 mégawatt. Le prix de revient du kilowatt heure est aujourd'hui élevé. Ce prix élevé est pris en compte dans le tarif de rachat auquel EDF paie le courant qui lui est livré par les petites installations, de moins de 12 mégawatt, soit 15,25 centimes d'euro le kilowatt heure. Ce tarif est encore inférieur au prix de revient d'une énergie très subventionnée car elle en est à ses balbutiements économiques. Ce tarif est très supérieur au prix auquel EDF vend « son électricité », à 7,8 centimes le kilowatt heure pour un particulier. Les propriétaires d'installations raccordées au réseau se plaignent actuellement non seulement de la lourdeur de la démarche, mais aussi du fait que, du côté d'EDF, les contrats d'achats ne sont signés qu'après des délais extrêmement longs. Il faut compter environ 6 000 euros pour équiper sa maison d'une puissance d'un kilowatt, l'opération étant subventionnée à environ 80 %. L'énergie du soleil n'est donc pas « gratuite », mais elle peut-être un choix entraînant un surcoût tout à fait supportable. Sur le plan économique, la filière photovoltaïque est présente en Rhône-Alpes au niveau de la recherche, au niveau de la fabrication des cellules, de la fabrication des modules, des installations. Pour la fabrication des cellules, Photowatt à Bourgoin-Jallieu, produira cette année l'équivalent de 25 mégawatt, grâce à de nouveaux investissements qui permettent de réduire les coûts. Le marché européen devient réellement concurrentiel et l'entreprise a dû abaisser ses tarifs de 20 %. Elle améliore le rendement de ses cellules en améliorant par exemple les couches antireflet. Du côté des modules et des ensembles, Total Energie, installé à La Tour-de-Salvagny, fêtera cette année ses vingt ans. L'entreprise devrait installer cette année 10 mégawatts, dont la moitié dans des installations raccordées au réseau EDF, la moitié sur des sites isolés. Elle crée un établissement à Toulouse, qui emploiera plus d'une trentaine de salariés. Les installations chez les particuliers ou sur des bâtiments tertiaires ou industriels, raccordées au réseau, qui livrent du courant à EDF à un prix fixé par arrêté ministériel, se multiplient doucement. L'entreprise Imerys, installée à Quincieux, a mis au point des « tuiles photovoltaïques », c'est à dire des kits de tuiles qui supportent un ensemble de cellules. L'entreprise dispose d'un portefeuille de cent chantiers en stocks et vise une puissance installée de 400 kw en France. Mais les projets sont ralentis par la lenteur avec laquelle les subventions, européenne, nationale, puis régionale, arrivent. Le silicium est encore le matériau capable de produire le plus facilement de l'électricité photovoltaïque. Des recherches sont menées sur d'autres matériaux, en particulier des matériaux organiques. Des équipes du CEA/CNRS de Grenoble, du CNRS de Pau, de Paris VI, d'Angers et de Limoges travaillent sur un programme de 10 millions d'euros destiné à mettre au point des matériaux moins onéreux que le silicium. Avec des matériaux plastiques, des polymères, la fabrication des constituants de la cellule serait plus facile et les cellules seraient souples. L'Institut technologique de Lausanne étudie des cellules où des particules d'oxyde de titane seraient imprégnées d'un colorant. Mais d'autres recherches s'orientent vers des cellules entièrement en plastique d'un rendement faible, 4 à 5 % de l'énergie des photons étant convertie en électricité, contre 15 % avec le silicium, l'avantage étant celui d'un prix très inférieur.

Le Progrès : http://www.leprogres.fr/

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