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Des nanoparticules pourraient combattre les infections

Selon un article publié par la revue technologique du MIT, des nanoparticules enveloppées dans une membrane cellulaire de globules rouges pourraient permettre de neutraliser certaines toxines et pourraient être utilisées pour combattre les infections bactériennes. Cette étude réalisée par l'université de Californie a montré que ces nanoparticules pourraient s'avérer efficaces pour combattre plus de 80 familles de protéines nocives, issues de micro-organismes ou de différentes toxines.

Si une telle efficacité thérapeutique a pu être obtenue, c'est parce que le Professeur Zhang et ses collègues ont encapsulé des nanoparticules polymériques biocompatibles dans de véritables membranes de globules rouges.

L'étude précise que la membrane d'un seul globule rouge suffit à encapsuler 3 000 nanoparticules, chacune d'entre elles faisant 85 nanomètres (un nanomètre est un milliardième de mètre) de diamètre. Comme les globules rouges constituent les cibles principales des toxines, ces nanoparticules agissent comme des leurres et neutralisent les différentes protéines toxiques pour l'organisme. Mais étant beaucoup plus nombreuses que les véritables globules rouges du sang, ces nanoparticules ont bien plus de chances d'interagir avec les agents pathogènes.

Les premières expérimentations sur l'animal ont montré que cette voie thérapeutique permettait d'augmenter sensiblement le taux de survie moyen des souris ayant reçu une dose létale de toxines.

"Finalement, nous faisons d'une pierre deux coups : en neutralisant les toxines des bactéries, nous préservons l'organisme et nous rendons ces bactéries bien plus sensibles aux défenses immunitaires", ajoute le professeur Zhang. 

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

MIT Technology Review

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