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Le multimédia éducatif transforme peu à peu l'enseignement

L'école sort de ses murs et le cours magistral recule sous l'effet du multimédia éducatif, qui transforme peu à peu l'enseignement sans toutefois révolutionner la pédagogie. Les 8èmes "rencontres de l'Orme" (Observatoire des ressources multimédia en éducation), qui se tiennent jusqu'à vendredi au Palais du Pharo de Marseille, permettent de mesurer l'évolution des outils éducatifs du multimédia et leur utilisation. "L'école a encore du mal à maîtriser le multimédia et l'on manque d'instruments d'analyse qui permettent d'évaluer son apport. On sait en revanche qu'il apporte un gain en sociabilité dans les classes", explique Dominique Liautard, responsable de l'Orme. "La formation des enseignants dans ce domaine est également trop théorique". Chaque année, la production industrielle de produits éducatifs croît avec le développement de l'équipement informatique des classes sans que les professeurs aient toujours le temps de maîtriser ces nouveautés. Environ 450 cédérom ou DVD ont reçu depuis trois ans un label RIP (reconnu d'intérêt pédagogique) du ministère de l'Education nationale. On compte aujourd'hui un ordinateur pour six élèves dans les lycées, un pour treize dans les collèges et un pour vingt-cinq dans les écoles. La plupart sont reliés en réseau et branchés sur internet, indique Gérard Puimatto, chargé de mission sur les nouvelles technologies à la faculté d'Aix-Marseille. "Face à la pression sociale et économique, il faut mettre en place une pression éducative", estime Dominique Liautard qui souhaite que les enseignants "interviennent en amont dans la réalisation des produits éducatifs". "Sinon, le marché nous imposera son modèle", dit-elle. "L'offre actuelle est encore souvent inadaptée aux besoinspédagogiques des enseignants", renchérit Gérard Puimatto. "J'ai testé en classe un cédérom d'histoire-géo. C'est ludique mais j'aurais pu faire la même chose en moins cher avec des moyens classiques", explique Gérald Attali, professeur à Salon-de-Provence. A contrario, le logiciel "Escritor" imaginé par Jean-Yves Chasle, professeur de mathématiques, féru d'informatique, est cité en exemple. Il permet aux enseignants d'entrer dans le cheminement intellectuel d'un élève en analysant la progression de son raisonnement. Ceci par l'analyse des traces de son écriture sur une palette graphique (hésitation, avancement, erreur). Gratuit et disponible sur internet, il a été traduit en 5 langues. L'utilisation du multimédia reste encore limitée. Si 40% des enseignants disent l'utiliser, il ne représente en moyenne que 4 heures de cours par semaine dans les collèges, indique Gérard Puimatto. On l'utilise souvent comme support pédagogique, pour rechercher de l'information sur l'internet. Il sert également pour des travaux dirigés et permet aux élèves de devenir les acteurs de leur apprentissage. La création de site scolaire permet en bout de course de valoriser et mutualiser le travail d'une classe.

AFP : http://fr.news.yahoo.com/021010/1/2scxy.html

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