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Edito : Comment va évoluer la population mondiale au cours de ce siècle ?

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René Trégouët
Sénateur Honoraire
Créateur du Groupe de Prospective du Sénat
Rédacteur en Chef de RT Flash

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Editorial :

Cette semaine je reviens sur une question capitale que j'aborde régulièrement mais sur laquelle de récentes recherches jettent une lumière nouvelle : comment va évoluer la population mondiale au cours de ce siècle ? Mais je vous rappelle tout d’abord, de manière succincte, l’évolution du nombre d’humains sur Terre depuis l’Antiquité. On estime qu’au début de notre ère, alors qu’Auguste devenait le premier empereur de Rome, le monde devait compter environ 250 millions d’habitants, dont 80 pour la seule Europe. Il fallut attendre le règne de François 1er pour que cette population mondiale, vers 1500, double et atteigne les 500 millions d’habitants.

Le doublement suivant de cette population mondiale mit encore trois siècles à se réaliser et le cap du milliard d’habitants fut atteint sous le règne de Napoléon. Ensuite le rythme s’accéléra et le cap des deux milliards d’habitants fut franchi vers 1930, alors que Gaston Doumergue était Président de la République. Moins d’un demi-siècle plus tard, en 1975, sous la Présidence de Valéry Giscard d’Estaing, le monde comptait 4 milliards d’habitants et le prochain doublement aura lieu en 2023, date à laquelle notre planète devrait franchir le cap des 8 milliards d’habitants. Il aura alors fallu 48 ans pour que la population mondiale double à nouveau, soit une durée légèrement plus longue que pour le précédant doublement.

Mais, autant lever le suspense tout de suite, il n’y aura pas d’autre doublement, et nos descendants ne verront jamais, contrairement à ce que pensaient certains démographes il y a 50 ans, la population mondiale atteindre les 16 milliards d’habitants. Il y a un an, des chercheurs de l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IHME) ont en effet publié une étude qui a fait grand bruit et remet profondément en cause le principal scenario de l’ONU qui voit la population mondiale passer de 7,7 milliards d'individus aujourd'hui à 9,7 milliards en 2050 puis à 10,9 milliards en 2100 (Voir Etude).

Selon cette étude, réalisée par ces chercheurs de l’IHME, la population mondiale devrait atteindre un pic absolu de 9,7 milliards d’habitants en 2064 avant de commencer un inexorable et long déclin qui la fera redescendre à 8,8 milliards à la fin du siècle, soit un peu plus de deux milliards de moins que ce que prévoit l'ONU. Cette chute bien plus brutale que prévue de la population mondiale s'explique, selon cette étude, par une élévation générale du niveau de l'éducation des filles et un meilleur accès à la contraception.

Ces facteurs devraient faire baisser le taux de fécondité à 1,66 enfant par femme en 2100 contre 2,37 aujourd'hui, et dans 183 pays sur les 195 étudiés, ce taux pourrait même tomber, d’ici la fin du siècle, sous la barre des 2,1 enfants par femme, niveau qui permet de maintenir la population sans apport migratoire. Selon cette étude, la structure de la pyramide des âges sera profondément bouleversée au niveau mondial, avec environ 2,37 milliards d'individus de plus de 65 ans dans le monde en 2100, contre 1,7 milliard de moins de 20 ans. Quant au nombre d'individus de plus de 80 ans, il devrait être multiplié par six, passant de 141 millions à 866 millions à la fin du siècle.

Mais cette évolution démographique connaîtra de profondes disparités selon les régions et les pays. Le géant chinois, dont le niveau annuel de naissance (12 millions en 2019) est le plus bas de son histoire depuis 1949, pourrait perdre près de la moitié de ses habitants (1,4 milliard aujourd'hui, 730 millions en 2100), et sa population active pourrait passer de 911 millions à seulement environ 700 millions en 2050, soit une chute de 23 %. Cette évolution risque de casser pour longtemps sa croissance économique et les Etats-Unis pourraient ainsi repasser devant la Chine d'ici la fin du siècle, à condition toutefois que l’immigration continue à compenser la faible fécondité de ce pays.

L'Asie et l'Europe seront touchées de plein fouet par ce reflux démographique violent : ces deux continents abritent la plupart des 23 pays qui devraient voir leur population réduite au moins de moitié : Japon (128 à 60 millions), Thaïlande (71 à 35), Espagne (46 à 23), Italie (61 à 31), Portugal (11 à 4,5), Corée du Sud (53 à 27). La France fait figue d’heureuse exception dans cette liste déclinante, avec une population qui se maintiendrait autour de 67 millions. En revanche, l'Afrique subsaharienne pourrait voir tripler sa population (de 1 à 3 milliards), tirée par le Nigeria, dont la population va quadrupler, passant de 206 à 790 millions d'habitants. Ce nouveau géant africain deviendra en 2100 le deuxième pays le plus peuplé au monde derrière l'Inde mais devant la Chine, et sera la 9ème économie mondiale. Rappelons également que l’espérance de vie moyenne mondiale à la naissance, qui est passée de 45 ans en 1950 à 72 ans aujourd’hui – une progression sans précédent dans toute l’histoire humaine – devrait encore progresser, pour atteindre 77 ans en 2050.

Comme le souligne le Dr Richard Horton, rédacteur en chef du Lancet, « Cette étude présente une nouvelle vision des changements radicaux qui nous attendent. Le XXIe siècle verra une révolution dans l'histoire de notre civilisation humaine. L'Afrique et le monde arabe façonneront notre avenir, tandis que l'Europe et l'Asie perdront de leur influence. À la fin du siècle, le monde sera multipolaire, avec l'Inde, le Nigeria, la Chine et les États-Unis comme puissances dominantes ».

C’est à partir de ce nouveau scenario démographique que les journalistes canadiens Darrell Bricker et John Ibbitson ont récemment publié un essai passionnant, devenu rapidement un best-seller, que beaucoup de responsables politiques devraient lire. Selon ces auteurs, le déclin démographique mondial sera bien plus rapide que prévu à cause de l’émancipation des femmes et de l’urbanisation croissante du monde, qui sera passée du tiers de la population mondiale en 1950 aux deux tiers en 2050. Or, si dans une société rurale, l'enfant représente un atout économique, une force de travail indispensable, dans une société urbaine, il devient un fardeau financier, surtout dans un contexte économique, éducatif et culturel très compétitif, comme en Asie, où les parents sont obligés de faire des sacrifices financiers considérables pour donner de meilleures chances à leurs enfants d’accéder à l’enseignement supérieur.

Les auteurs prennent l’exemple emblématique de Chine dont la population vieillit rapidement (elle comptera un tiers de plus de 60 ans en 2050), mais n’est pas assez riche pour financer correctement la prise en charge de ses ainés, dont le nombre va passer de 264 millions…à 440 millions d’ici 2050. Le régime chinois étant très défavorable à l’immigration pour des raisons politiques, ce pays va rapidement se retrouver face à un énorme défi économique et social, d’autant plus que sa population active décline depuis 2015.

Finalement, ce siècle, selon Bricker et Ibbitson, pourrait voir le déclin de la Chine, l’affirmation de la puissance économique de l’Inde et le retour en force des Etats-Unis, qui combineront, grâce à l’immigration, vitalité démographique, économique et technologique. L’Amérique du Sud est également engagée fortement dans une dynamique de baisse de la natalité, avec beaucoup de pays qui ont une démographie se situant en dessous du seuil de remplacement.

Ces nouvelles prévisions détaillées par Bricker et Ibbitson dans leur livre rejoignent celles dévoilées par Bruno Tertrais dans son essai "Le Choc Démographique", publié l’an dernier. Selon ce scientifique, nous sommes en train de vivre un certain nombre de point de rupture qui annoncent l’avènement d’un « hiver démographique » aux conséquences considérables pour l’avenir de nos sociétés. Tertrais souligne, par exemple, que depuis 10 ans, les urbains sont plus nombreux que les ruraux sur Terre et ces citadins représenteront les deux tiers des Terriens en 2050. Autre rupture, les plus de 65 ans sont devenus plus nombreux que les moins de cinq ans. Tertrais note également que l'âge médian des Chinois dépasse depuis 2020 celui des Américains.

S’agissant de l’Europe, Tertrais rappelle qu’un cinquième de sa population a plus de 65 ans, contre moins d’un dixième à l’échelle mondiale, et qu’en 2015, l’Europe a connu une véritable rupture démographique avec, pour la première fois, un nombre de décès supérieur à celui des naissances. Il souligne également que, sans immigration, l’Europe serait aujourd’hui un continent en dépeuplement net, compte tenu du taux de fécondité européen en chute libre depuis 50 ans. L’une des conséquences de cette évolution démographique est que l’Europe comptera 95 millions de travailleurs de moins en 2050 qu'en 2015, ce qui entraînera des contraintes budgétaires accrues et un ralentissement de la croissance économique, comme le montre une étude du Center for Global Development. Charles Kenny, l’auteur principal de ce rapport, souligne que « Les Européens vivent plus longtemps et ont moins d'enfants. Cela réduit la population en âge de travailler tout comme le nombre de retraités augmente. Une telle évolution ne peut que mettre à rude épreuve les systèmes de protection sociale et le filet de sécurité sociale ».

Bruno Tertrais élargit enfin la réflexion au champ politique et culturel. Selon lui, les sociétés plus jeunes tendent à être plus créatives, mais aussi plus instables et plus conflictuelles. Tertrais remarque qu’il existe en effet une forte corrélation entre âge médian et état de la démocratie : « Si un État dont l’âge médian est inférieur à 25,5 ans a statistiquement peu de chances d’être une démocratie libérale, à l’inverse, une population en voie de maturation tend à se libéraliser », souligne-t-il.

Bruno Tertrais pense cependant que l'économie mondiale saura s'adapter au vieillissement de la population, en s’appuyant sur la résilience culturelle des sociétés et en ayant recours aux technologies numériques, robotiques et biologiques. Il souligne qu’une personne de 70 ans qui vit dans notre société aujourd’hui a une santé et des capacités cognitives et professionnelles qui n’ont plus grand-chose à voir avec celle d’une personne du même âge il y a seulement 50 ans. Tertrais prend l’exemple du Japon et de la Corée du Sud, qui comptent une forte proportion de seniors, mais ont su adapter leur économie. Tertrais est par ailleurs persuadé que des sociétés vieillissantes seront moins conflictuelles, plus démocratiques et plus pacifiques.

Reste que cette mutation démographique mondiale, combinée à la révolution numérique et au changement climatique, ont sensiblement augmenté les migrations sur la planète : selon le premier rapport sur l’état de la migration dans le monde, on comptait 150 millions de migrants il y a 20 ans. A présent, ce chiffre atteint 240 millions et pourrait dépasser les 400 millions en 2050. Toutefois, selon le démographe Hervé Le Bras, il faut nuancer ces prévisions et projections en ce qui concerne l’Europe et considérer que l'immigration n’a pas vocation à permettre le maintien du rapport entre actifs et seniors, mais peut, en revanche, permettre de garder une population totale constante. Selon ce spécialiste, il faut intégrer le fait que l’augmentation de l’espérance de vie permet à la population d'augmenter même si la fécondité est faible, et que, dans ce scenario, l’Europe aurait besoin au plus, selon Le Bras, d'une trentaine de millions de migrants d’ici 2050, soit beaucoup moins que prévu .

Pour le philosophe Luc Ferry, ces nouvelles prévisions déclinées de manière argumentée dans l’essai de Bricker et Ibbitson, et dans celui de Bruno Tertrais, remettent en cause de manière salutaire bien des idées reçues, à commencer par celle qui veut que la baisse de la fécondité soit réservée aux seuls pays développés. Pour Ferry, il est clair que l’urbanisation et l’autonomisation des femmes doivent à présent être vues comme des phénomènes mondiaux. La preuve en est que la Chine et l’Inde sont à présent en dessous du seuil de remplacement, tout comme de nombreux pays émergents, comme le Brésil (1,8), la Malaisie (2,1), ou encore la Thaïlande (1,5).

Luc Ferry admet que les taux de natalité sont encore très élevés en Afrique, mais, même dans ce continent, la tendance à long terme est indiscutablement à la baisse accélérée : en seulement 40 ans, le taux moyen de natalité en Afrique est passé de 6,6 à 4,5 enfants par femme, et il devrait tomber à 3 enfants par femme au milieu de ce siècle car, dans de nombreux pays africains, la condition des femmes et leur accès à l’éducation et à la culture progressent davantage qu’on ne l’imagine en Europe. Luc Ferry souligne par ailleurs que Jorgen Randers, un des coauteurs du fameux rapport Meadows qui, en 1972, alertait sur les dangers d’une surpopulation, a changé d’avis et partage à présent les conclusions de l’étude de l’IHME et du livre de Bricker et Ibbitson. Pour Randers, « La population mondiale n’atteindra jamais 9 milliards. Elle culminera à 8 milliards en 2040, puis commencera à baisser ». Dans le même esprit, un rapport de la Deutsche Bank, publié en 2013, prévoyait également un pic de 8,7 milliards en 2055, puis une baisse à 8 milliards à la fin du siècle.

Ce vieillissement de la population a déjà des conséquences économiques et sociales très palpables, comme le souligne Stephen Davies dans son essai « Going Viral ». Stephen Davies explique que les sociétés développées comptent aujourd’hui beaucoup plus de personnes âgées à la fois en valeur absolue et en proportion de la population, qu’il y a encore 50 ans, époque qui a notamment connu la pandémie de la grippe de Hong Kong qui avait fait 100 000 morts en France en 1968, sans que cela émeuve particulièrement la population et les pouvoirs publics, en partie parce que les personnes âgées étaient à l’époque encore majoritairement soignées à domicile par leurs proches. Mais aujourd’hui, le nombre beaucoup plus important de personnes âgées vivant dans des établissements de soins rend les conséquences de la pandémie de Covid-19 bien plus visibles et importantes qu’en 1968.

Evoquons également une autre conséquence absolument capitale de cette transition démographique qui va bouleverser nos sociétés : il s’agit du ratio entre les actifs et les retraités dans le monde, qui va passer de huit pour un actuellement, à quatre pour un, en 2050, ce qui risque de provoquer un séisme économique et social majeur, même en imaginant un scenario optimiste, qui intègre une vaste redistribution des flux migratoires à l’échelle mondiale et un recours massif aux technologies robotiques et numériques.

En ce qui concerne notre pays, la population française pourrait atteindre, selon les dernières projections de l’Insee, 74 millions de personnes, en 2050, contre 67 millions en 2020, une prévision plus optimiste que celle de l’IHME qui prévoit un simple maintien de notre population à son niveau actuel. Cette évolution démographique positive, contrairement à celles que vont sans doute connaître nos principaux voisins européens, s’appuierait sur une poursuite de l’augmentation de l’espérance de vie – 90,3 ans pour les femmes en 2050, contre 85 ans en 2013, et 86,8 ans pour les hommes contre 78,7 ans, mais reposerait également sur l’immigration et un taux de fécondité qui devrait être stable.

Mais la France comptera au moins 20 millions de personnes âgées en 2050, soit plus d’un quart de sa population. Quant aux personnes âgées de plus de 75 ans, leur part va passer à 15 % de la population. Enfin, cette étude prospective de l’Insee nous apprend, qu’en supposant que les critères actuels - âge légal de départ à la retraite, âge moyen d’entrée dans la vie professionnelle - soient toujours les mêmes, il n’y aura plus qu’un Français sur deux qui sera actif en 2050, contre trois actifs pour un retraité aujourd’hui….

Cette évolution démographique aura au moins trois conséquences majeures : d’abord, elle fera exploser les dépenses de santé, dont la part dans notre PIB pourrait passer de 11 % à 19 % en 2050. Ensuite, elle rendra encore plus indispensable une réforme globale et systémique de notre système de retraite, si l’on veut que la part des dépenses de retraite dans le PIB reste au niveau actuel de 14 %. Enfin, elle va faire passer, selon l’Insee, la part des dépenses liées à la dépendance dans notre PIB, de 1,5 à 3 %. Il va donc falloir que notre pays parvienne à dégager des ressources nouvelles considérables qui représenteront au moins 36 % de notre PIB, pour répondre aux nouveaux besoins de financement de ces trois secteurs-clés, santé, retraite et dépendance.

Il y a là un défi politique , économique et social majeur que nous devons accepter de voir en face, et de relever, en ouvrant dès à présent un grand débat démocratique qui expose clairement les faits à nos concitoyens, afin que ceux-ci puissent choisir, de manière éclairée, la voie politique à long terme à mettre en œuvre, avec courage et lucidité, pour répartir, de la manière la plus efficace et la plus équitable, cet effort national de très grande ampleur qui sera nécessaire, pendant au moins une génération, pour que notre pays puisse poursuivre son développement économique, social et technologique et continuer à offrir à tous ses habitants un niveau et des conditions de vie dignes, tant en matière de protection sociale que de santé et d’emploi, dans ce nouveau contexte de rupture démographique historique qui s’annonce.

René TRÉGOUËT

Sénateur honoraire

Fondateur du Groupe de Prospective du Sénat

e-mail : tregouet@gmail.com

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