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Méningite : 25 % des décès et des séquelles évitables grâce à la vaccination

Les enfants et plus particulièrement les bébés sont particulièrement vulnérables face à certaines infections bactériennes sévères (méningite, purpura fulminans, choc septique…) qui peuvent parfois entraîner des séquelles graves (paralysie, déficit sensoriel, hydrocéphalie, épilepsie…) voire le décès de l’enfant.

« Alors que des vaccins contre les principales bactéries responsables de ces infections existent (anti-pneumocoque et anti-méningocoque C), la défiance vis-à-vis de la vaccination, phénomène croissant en France, conduit de plus en plus à l’absence d’une immunisation  complète chez certains enfants », expliquent dans un communiqué commun des chercheurs de l’Inserm et des pédiatres du CHU de Nantes.

Ces derniers ont donc cherché à déterminer, chez des enfants ayant contracté une infection bactérienne sévère, la part de celles qui auraient pu être évitées par une vaccination reçue dans les délais des recommandations officielles. Ils ont ainsi observé tous les cas d’enfants âgés de 1 mois à 16 ans admis en réanimation ou décédés dans le Grand Ouest à cause d’une infection bactérienne entre 2009 et 2014.

Premier constat, le méningocoque et le pneumocoque restaient les principales bactéries à l’origine des infections sévères de l’enfant, responsables de 71 % des décès et de près de la moitié des cas de séquelles graves. D’après les scientifiques, « 25 % des décès et 25 % des cas de séquelles étaient évitables par une application simple, c’est-à-dire complète et dans les temps, des recommandations vaccinales ».

Rappelons qu’en France, la vaccination contre les deux principales bactéries responsables de ces infections est devenue obligatoire pour les enfants nés à partir du 1er janvier 2018. Cependant, la plupart des décès liés au méningocoque C est survenue chez des enfants de plus de 2 ans. Ces derniers ne sont pas concernés par l’obligation de se faire vacciner. « C’est pourquoi il est fondamental de leur appliquer les recommandations actuelles de rattrapage », soulignent les auteurs !

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Inserm

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