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Le lien se confirme entre sommeil et immunité

Une étude épidémiologique conduite par des chercheurs de l’Inserm et du CNRS sur quatre années a montré qu'une mauvaise qualité de sommeil augmenterait la vulnérabilité aux infections, et en particulier celles dues aux parasites et aux champignons. En effet, parmi les 9 294 sujets suivis au cours de cette étude, ceux qui déclaraient une mauvaise qualité de sommeil (estimée par l’existence d’une somnolence diurne excessive) étaient plus souvent traités par des médicaments antiparasitaires et antifongiques que les autres. Ces résultats confortent l'hypothèse selon laquelle le sommeil aiderait le système immunitaire à fonctionner et à se reconstituer. Ils permettent de mieux comprendre un des rôles du sommeil.

Ces chercheurs ont analysé la masse de données issues de l'étude épidémiologiques des Trois cités (3C), une vaste étude qui a suivi des sujets âgés pendant 15 ans, sur le plan physiologique et neuropsychiatrique. Dans le cadre de cette étude, les participants ont déclaré s'ils présentaient une somnolence diurne excessive (une estimation d’une mauvaise qualité ou quantité de sommeil). Parallèlement, les données de consommation de médicaments recueillies auprès de l'Assurance Maladie ont permis de rechercher les épisodes au cours desquels les participants ont été traités par anti-infectieux (antibiotiques, antiviraux, antifongiques, antiparasitaires) durant quatre ans.

L'analyse statistique de ces données a confirmé que ceux qui dormaient de manière la plus efficiente étaient moins souvent traités par des médicaments antifongiques et antiparasitaires. Le design de l'étude n'a pas permis de montrer de corrélation avec le risque de maladies virales ou bactériennes, mais l'hypothèse reste posée : "Beaucoup d'infections virales, comme une angine ou une rhinopharyngite, ne sont pas traitées par les antiviraux. La consommation de ces médicaments ne reflète donc qu'une partie des épisodes infectieux qui leurs sont liés. A l'inverse, les antibiotiques peuvent être prescrits en prévention, et parfois à mauvais escient.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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