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Un lien génétique inédit entre le diabète de type 1 et de type 2

Selon de récentes recherches effectuées par Sylvie Lesage, chercheuse à l'Hôpital Maisonneuve-Rosemont, un défaut génétique commun dans certaines cellules pourrait être à l'origine des deux formes courantes du diabète. Le diabète est une maladie chronique qui ne se guérit pas, mais que l'on peut traiter et contrôler. La vaste majorité des personnes atteintes présentent l'un de ces deux types de diabète : de type 1, déclenché par l'auto-immunité dès l'enfance ou de type 2, causé par des troubles du métabolisme du foie, du muscle, et des tissus adipeux.

Bien que le diabète soit une maladie généralement associée à des facteurs liés au mode de vie, comme l'obésité et le niveau d'activité physique, de plus en plus de travaux mettent en relief certains fondements génétiques importants. La présente recherche le montre une fois de plus puisqu'elle a permis de constater le rôle central de la génétique dans la survie des cellules bêta, qui fabriquent l'insuline.

Grâce à notre patrimoine génétique, certains d'entre nous ont des cellules bêta robustes et solides, tandis que d'autres ont des cellules bêta fragiles qui ne supportent pas le stress. Ce sont ces personnes-là qui contractent un diabète, qu'il soit de type 1 ou de type 2, tandis que les autres, qui possèdent des cellules bêta plus solides, resteront en bonne santé, même s'ils souffrent d'auto-immunité ou de troubles du métabolisme du foie.

Le diabète est causé par l'incapacité de l'organisme à faire baisser le taux de glucose dans le sang, processus régulé par l'insuline. Chez les patients atteints d'un diabète de type 1, c'est le système immunitaire qui tue les cellules bêta qui produisent l'insuline. Chez les patients atteints d'un diabète de type 2, c'est un dysfonctionnement du métabolisme qui empêche l'insuline d'agir sur le foie. Dans les deux cas, si le surplus de glucose dans le sang n'est pas traité, il peut entraîner bon nombre de problèmes, cécité, maladies cardiovasculaires ou complications rénales notamment.

Les chercheurs se sont penchés sur la manière dont les variations génétiques influent sur l'apparition du diabète. Les présents travaux ont permis de constater que les facteurs génétiques altéraient les cellules bêta qui produisent l'insuline. Les chercheurs ont constaté que des souris possédant des cellules bêta fragiles, incapables de réparer les dommages de l'ADN, ont contracté rapidement le diabète. D'autres rongeurs, possédant des cellules bêta robustes qui arrivaient bien à réparer les dommages de l'ADN, restaient non diabétiques toute leur vie.

En outre, les chercheurs ont constaté qu'une altération de ces mêmes processus de survie des cellules bêta et de réparation des dommages de l'ADN a également été constatée dans les  échantillons prélevés chez les patients diabétiques. Ces travaux semble indiquer qu'une prédisposition génétique liée à des cellules bêta fragiles pourrait permettre de prévoir qui contractera le diabète.

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

Nature

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