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L'ONU lance un "bulletin de santé" de la planète

C'est un véritable inventaire à la Prévert que s'apprêtent à faire les Nations Unies. Un inventaire à l'échelle de la Terre... Il s'agit de faire un rapport circonstancié sur l'état de l'ensemble des ressources naturelles terrestres. Ce "bulletin de santé" de la planète, selon les mots de Kofi Annan, secrétaire général des Nations Unies, doit apporter aux décideurs des connaissances scientifiques solides sur l'état des écosystèmes afin de remédier à leur dégradation. L'étude intitulée "Evaluation des écosystèmes pour le nouveau Millénaire (millenium Ecosystem Assessment) va s'échelonner sur quatre ans, pour un coût estimé de 21 millions de dollars. L'enquête doit être lancée officiellement ce lundi par l'ONU à Turin, hôte cette année de la Journée de l'Environnement avec Cuba. 1.500 scientifiques du monde entier doivent participer à cet inventaire des ressources de la planète. "L'ambition est de fournir aux décideurs des informations certaines et convaincantes, pour leur permettre de prendre des décisions, comme le fait actuellement le Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC, IPCC en anglais)", explique Véronique Plocq-Fichelet, chargée de coordonner le groupe d'étude sur les scénarios d'évolution des écosystèmes. Mme Plocq-Fichelet dirige l'association scientifique Scope, qui regroupe notamment 40 Académies des Sciences du monde entier. L'exemple du climat est éclairant : les 3.000 scientifiques réunis depuis 1988 sous l'égide des Nations Unies et de l'Organisation météorologique mondiale ont su au fil des rapports (1990, 1995, 2001) convaincre la communauté internationale de la réalité du changement climatique. Les écosystèmes sont, comme le climat, sensibles aux activités humaines et leur dégradation compromet la survie de l'homme et des espèces : déforestation, sécheresse, inondations, pollutions diverses. Des études sur les écosystèmes existent, mais "on dispose surtout de scénarios globaux, donc imprécis sur les conséquences régionales", souligne Véronique Plocq-Fichelet. L'évaluation doit se dérouler au niveau mondial, régional et national. Des travaux sont déjà en cours pour l'Afrique australe, l'Asie du Sud-Est, l'Amérique centrale, l'Ouest de la Chine et la Norvège. Au niveau local, des études ont démarré en Inde et en Suède.

TF1 : http://www.tf1.fr/news/sciences/0,2280,787461,00.html

ONU : http://www0.un.org/apps/press/latestFrench.asp

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