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L'insuffisance cardiaque, épidémie du 21ème siècle ?

L'académie nationale de médecine a organisé le 15 janvier une séance thématique consacrée à ce sujet. A l'heure où en France 500000 personnes souffrent dIC, les orateurs de la journée discutent des progrès accomplis depuis plusieurs décennies dans le traitement de lIC mais également de la part croissante de sa prévalence, preuve que cette pathologie, première cause d'hospitalisation après 65 ans, requiert toujours une attention des pouvoirs publics afin de prévenir ses causes. L'augmentation considérable de la prévalence de l'IC (elle double à chaque décennie après 45 ans) est due pour une grande partie au vieillissement de la population et également à l'augmentation de l'espérance de vie grâce aux progrès réalisés dans le traitement de certaines de ses causes (l'infarctus du myocarde et l'hypertension artérielle (HA)), sans toutefois les enrayer toutes. Le visage de l'IC a donc changé depuis 50 ans. Aujourd'hui, la maladie coronarienne est responsable 70% des cas d'IC, contre 22% en 1950, alors que la part de l'HA et celle des valvulopathies, prédominantes dans les pays en voie de développement, ont nettement diminué en France. Si les progrès thérapeutiques ont augmenté l'espérance de vie des personnes atteintes d'IC, ils ne pallient pas encore les effets délétères de l'ischémie et de l'hypertrophie myocardiques au terme de l'évolution de l'IC. Le coût de l'IC représente 1 à 2% du budget de santé, en grande partie alloué aux hospitalisations des plus de 65 ans. Les différents orateurs participant à cette journée thématique sur l'IC, développeront tour à tour les aspects épidémiologiques de l'IC et les perspectives d'avenir, l'apport des progrès thérapeutiques de la génétique du muscle cardiaque et de sa régénération par autogreffes de cellules souches, l'assistance respiratoire et la resynchronisation biventriculaire par stimulation cardiaque. Leurs interventions seront publiées dans le volume 186 du bulletin de l'académie nationale de médecine. Le professeur André Vacheron, modérateur de cette journée et membre de l'académie nationale de médecine, note qu'en dépit des progrès accomplis à la fois dans le traitement de l'IC (richesse thérapeutique allant des nouvelles classes médicamenteuses à la thérapie cellulaire) et dans la qualité de vie des malades, l'IC reste une maladie fréquente et coûteuse. Elle nécessite une prise en charge pluridisciplinaire, que ce soit au niveau de la recherche ou du soutien des tutelles, et également le développement de la prévention de l'HA et de la maladie coronaire.

Académie Nationale de Médecine :

http://www.academie-medecine.fr/actualites/eloges.asp

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