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L'hépatite C, une maladie que l'on peut guérir

Enjeu majeur de santé publique, l'infection par le virus de l'hépatite-C touche près de 3% de la population mondiale et 1% de la population française. Maladie potentiellement grave par son risque d'évolution vers une maladie sévère du foie, la cirrhose, l'hépatite-C bénéficie aujourd'hui de traitements efficaces, quoique souvent mal tolérés. Le virus de l'hépatite-C (VHC) se transmet essentiellement par contact du sang d'une personne infectée avec celui d'une personne indemne, ou par le contact des muqueuses avec un objet souillé par du sang infecté. Après contamination, ''l'hépatite aigue C passe le plus souvent totalement inaperçue'', indique le Dr Yves Benhamou, de l'Hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris. Dans les 70 à 80% des cas restants, c'est l'hépatite chronique C'', a-t-il ajouté. De10 à 20% des personnes ayant une hépatite chronique C ont un risque de présenter une cirrhose après 10 ans d'évolution. La cirrhose, qui fait toute la gravité de la maladie, expose les personnes à des complications telles que les hémorragies digestives, un dysfonctionnement grave du foie et surtout, au cancer du foie dont le risque est estimé à 20% après 20 à 30 ans d'évolution de la cirrhose. D'où l'insistance des pouvoirs publics à inciter la population à risque au dépistage. En règle générale, cette simple prise de sang est conseillée à toutes les personnes qui ont pu être exposées au VHC, notamment aux usagers de drogues par voie intraveineuse, aux personnes ayant été transfusées avant 1991 et à celles ayant subi des examens médicaux nécessitant l'utilisation de matériel médical. Des cas ont été retrouvés aussi chez des personnes tatouées ou adeptes du piercing. Après confirmation du diagnostic par une technique d'amplification génétique (PCR), ''les patients doivent être informés des précautions à prendre. Il leur est notamment vivement conseillé de stopper totalement leur consommation d'alcool, source d'évolution rapide vers la cirrhose'', a rappelé le Dr Benhamou, tout en se félicitant qu'on puisse ''guérir de cette maladie''. Face à un tel diagnostic, ''le patient doit être accompagné et bénéficier d'un soutien psychologique''. Toutefois, avant de proposer un traitement, il est le plus souvent utile de connaître l'importance de l'atteinte du foie. C'est dans cette optique qu'une biopsie hépatique est proposée, un examen ''redouté par les patients''. La mise au point récente d'un test (fibrotest) associant un dosage sanguin de cinq protéines pourrait permettre d'éviter une fois sur deux cette biopsie hépatique. Ce début de siècle a été marqué par des progrès majeurs dans le traitement de l'hépatite-C: au stade aigu de l'infection, ''l'interféron permet d'espérer jusqu'à 98% d'éradication virale durable'', a indiqué le Pr Stanislas Pol, hépatologue à l'Hôpital Necker à Paris. ''On peut presque guérir toutes les hépatites aigues''. Au stade d'infection chronique, les différents traitements utilisant l'interféron pégylé (interféron retard) en association avec un antiviral, la ribavirine, montrent un bénéfice réel. ''Le virus est éradiqué de façon durable, jusque dans 80% des cas dans certaines formes virales'', a souligné le Pr Pol, qui a toutefois insisté sur la sévérité de certains effets secondaires (dépression, délire, agitation, suicides, homicides) nécessitant l'arrêt du traitement. ''Dix pour cent des malades arrêtent leur traitement au cours des six premiers mois, et 20% au cours de l'année''. Au stade de cirrhose, une réversibilité de la cirrhose, efficace et durable, a aussi été constatée chez 15 à 45% des cirrhotiques traités par ces deux médicaments. L'avenir proche sera marqué par le développement de nouvelles stratégies antivirales incluant des inhibiteurs de protéases, de nouveaux analogues nucléosidiques mais aussi la vaccinothérapie spécifique dont les premiers essais débutent. Parallèlement à ces stratégies antivirales, des stratégies antifibrosantes permettent d'espérer, même en l'absence d'efficacité antivirale durable, de stabiliser ou mieux de diminuer la fibrose.

AP : http://fr.news.yahoo.com/020207/5/2h83x.html

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