Vivant
- Santé, Médecine et Sciences du Vivant
- Neurosciences & Sciences cognitives
L'engourdissement au réveil affecte le cerveau plus que le manque de sommeil
- Tweeter
-
-
6 avis :
L'état d'engourdissement passager ressenti au réveil après une nuit normale handicape davantage les capacités mentales qu'un manque de sommeil de plus de 24 heures ou qu'un état d'ivresse, selon une étude publiée aux Etats-Unis. Une équipe de chercheurs conduite par Kenneth Wright du département de physiologie de l'Université de Boulder (Colorado, ouest) a procédé à des tests d'agilité mentale et de mémoire à court terme sur un groupe de personnes pendant une semaine. Ils ont constaté que les sujets testés juste après leur réveil, à l'issue d'un nuit normale de huit heures ou d'une période plus courte de sommeil profond, avaient des performances encore plus médiocres que ceux n'ayant pas dormi 24 heures d'affilée.
"Pendant une courte période, les effets de cet engourdissement au réveil semblent parfois aussi sévères voire pires que chez des personnes ivres", a indiqué Kenneth Wright dont les travaux paraissent dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 11 janvier. Les sujets testés se sont montrés les plus inaptes à effectuer des calculs mentaux simples ou d'autres tests élémentaires pendant les trois premières minutes suivant leur réveil. Les effets de l'engourdissement se dissipent généralement en dix minutes tout en étant sensibles durant une période de deux heures, selon ce chercheur.
Kenneth Wright a cité une étude du Dr. Thomas Balkin du Walter Reed Army Research Institute, qui montre que la région frontale du cortex cérébral, siège du raisonnement et des émotions, était plus lente à redémarrer après une période de sommeil que les autres parties du cerveau. Il a souligné que ses travaux pourraient avoir des conséquences sur certaines professions comme les routiers ou le personnel médical, parfois sortis brutalement de leur sommeil pour prendre rapidement des décisions dont dépend la vie de quelqu'un.
Noter cet article :
Vous serez certainement intéressé par ces articles :
Autisme : comprendre l’origine neuronale du lien social
On considère aujourd'hui que, dans les pays développés, un enfant sur 36 développe un trouble autistique, et un tiers de cette population présente un risque de déficience cognitive. « Chez les ...
Cerveau : réactiver le bon circuit pour rétablir le bon comportement
Pouvoir réactiver certaines fonctions cognitives essentielles, en particulier en cas de maladie d’Alzheimer, est un objectif vital, poursuivi par de nombreuses équipes de recherche. Ces ...
Diminution importante de la prévalence des troubles cognitifs chez les adultes américains plus âgés
Une nouvelle étude représentative au niveau national publiée en ligne dans le Journal de la maladie d’Alzheimer a montré une baisse abrupte de la prévalence des troubles cognitifs chez les adultes ...
Recommander cet article :
- Nombre de consultations : 3534
- Publié dans : Neurosciences & Sciences cognitives
- Partager :