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L'allongement de la durée de vie : ce qui compte, c'est la durée de bonne santé

Demain, tous centenaires : rêve ou cauchemar ? Selon que l'on envisage la question d'un point de vue individuel, médical, social ou économique, la réponse n'est évidemment pas la même. Pour le moment, en tout cas. Le vieillissement de la population menace aujourd'hui l'organisation socio-économique du monde occidental. Notre système de retraite par répartition, l'âge de la retraite à 60 ans, la gestion actuelle de l'immigration : les gouvernements, actuel et à venir, vont devoir réviser leur copie, bon gré, mal gré. Car, dans le meilleur des cas, la France comptera presque un retraité pour un actif en 2040. Les plus de 65 ans représenteront alors quelque 20 % de la population, contre 15 % aujourd'hui. Optimiste, le Pr. Françoise Forette considère l'allongement de la durée de la vie comme " un phénomène sans précédent dans l'histoire de l'humanité " et précise qu'il reste le " privilège de nos sociétés occidentales ". Refusant l'alarmisme ambiant, elle estime qu'" il faut considérer ce paysage démographique comme le nôtre et ne pas y voir un scénario catastrophe ". L'allongement de la durée de vie est en effet la conséquence directe des progrès médicaux, sociaux, économiques, accomplis dans nos sociétés industrialisées. En outre, la majorité des maladies invalidantes est aujourd'hui accessible à la prévention, bien que " la conscience préventive soit encore le privilège des couches les plus favorisées ". " Le corps doit être considéré comme un capital qu'il faut entretenir dés le début. Nous devons apprendre à nous inscrire dans le parcours des âges ", affirme le Pr. Forette. On connaît aujourd'hui les moyens de lutter contre les maladies cardio-vasculaires (traitement de l'hypertension, sevrage tabagique, nutrition), les maladies osseuses (nutrition, activité physique, traitement estrogénique), la diminution sensorielle (protection solaire, limitation du taux de décibels...) et même la détérioration intellectuelle (par le traitement estrogénique ou la vitamine E, par exemple). Concernant ce dernier problème, Françoise Forette s'alarme du taux d'échec scolaire : " Ces 20 % d'élèves d'une classe d'âge, qui ne savent ni lire ni compter à l'entrée en 6e, sont particulièrement menacés par la dégénérescence cérébrale. C'est une catastrophe pour l'avenir. " Selon Françoise Forette, l'enjeu principal de l'allongement de la durée de vie est la qualité de vie, et celle-ci dépend d'un développement massif de la recherche consacrée au vieillissement, à la gériatrie et à la génétique. " L'objectif n'est d'ailleurs pas l'allongement de la durée de la vie, mais l'allongement de l'état de bonne santé ", précise le Dr Allard. Notre potentiel de vie, d'ailleurs consigné dans la Bible, serait de cent à cent vingt ans. En fait, l'homme commence seulement aujourd'hui à exprimer pleinement ses capacités génétiques.

Quotidien du médecin : http://www.quotimed.com/articles/actualite/getarticle.cfm?ArtIdx=27282&IdxNumber=5&Random=234

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