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Des images médicales transférées par courrier électronique

Une étude récente indique que la transmission de clichés de biopsies par e-mail est une technique tout à fait envisageable pour demander un diagnostic à distance auprès de professionnels compétents. Réalisée auprès de spécialistes en dermatopathologie, cette étude montre une bonne concordance entre les télédiagnostics et les diagnostics établis par l'examen direct des lames. Cette étude est présentée par Piccolo et al., dans le numéro de janvier d'Archives of Dermatology. Ces auteurs ont tout d'abord sélectionné 20 biopsies cutanées. Pour chaque lame examinée au microscope, trois ou quatre images à des grossissements différents ont été numérisées. Ces images originales étaient ensuite compressées au format JPEG pour assurer leur transmission rapide par courrier électronique. L'examen et le diagnostic initial étaient réalisés à l'Université de Graz en Autriche. Au total, 67 images au format JPEG ont été adressées par e-mail à 16 spécialistes en dermatopathologie résidant en Autriche, République Tchèque, Allemagne, Italie, Japon et Etats-Unis. Chaque participant devrait rendre un télédiagnostic pour chaque cas. Un mois et demi plus tard, ils recevaient des lames représentatives de chaque cas pour porter un nouveau diagnostic. Selon les résultats présentés, 78 % des télédiagnostics étaient corrects (60 % à 95 % selon les participants), comparés à 85 % (60 %-95 %) pour les diagnostics posés par un examen direct des lames reçues par la suite. Un seul des cas a montré une différence marquée entre le télédiagnostic et l'examen conventionnel. Dans sept cas (35 %), il y avait une concordance parfaite entre les deux modalités d'analyse. Les auteurs estiment que cette méthodologie de télédiagnostic en dermatologie pourrait être utile dans le cas où un spécialiste n'est pas disponible sur le lieu où la biopsie est réalisée. Outre l'avantage apporté par la " télédermatopathologie" pour la demande d'un avis complémentaire, elle est techniquement moins lourde que la technique du temps réel. Cette dernière repose sur la transmission en temps réel d'images numérisées par un microscope robotisé et dirigé par un manipulateur situé à distance.

Caducée :

http://www.caducee.net/breves/breve.asp?idp=&idb=3210&cal=1

2{Les grands prématurés, moins brillants mais plus réfléchis3}

Les grands prématurés, arrivés à l'âge adulte, ont des résultats intellectuels parfois inférieurs aux bébés nés à terme, mais ils sont aussi plus réfléchis, montre une étude américaine menée durant 20 ans sur des enfants de très faible poids de naissance. Ces travaux publiés dans la revue The New England Journal of Medicine établissent qu'à l'âge adulte, les personnes dont le poids de naissance était très faible ont en moyenne des résultats scolaires et un quotient intellectuel inférieurs à ceux des personnes nées avec un poids normal. Mais s'ils sont moins brillants, ces grands prématurés devenus adultes sont aussi moins enclins à consommer de la drogue, de l'alcool, à se livrer à des comportements sexuels à risque et, pour les filles, à être enceintes avant l'âge de 20 ans. Ces travaux sont présentés comme les plus complets jamais menés sur le premier groupe de bébés prématurés qui a pu être sauvé à partir de la fin des années 70 grâce à de nouvelles technologies néonatales. Les chercheurs ont ainsi suivi 242 bébés nés entre 1977 et 1979, jusqu'à leur 20e année. Ces enfants pesaient en moyenne 1.179 grammes à la naissance et sont nés en moyenne durant la 29e semaine d'aménorrhée, soit deux mois avant le terme normal. Leurs résultats sont comparés à ceux de 233 personnes nées avec un poids normal. Au total, 74% des personnes du groupe ont obtenu leur diplôme de fin d'études secondaires, contre 83% des personnes nées avec un poids normal. Le quotient intellectuel moyen des personnes nées à un très faible poids s'établissait à 87 contre 92 pour les autres. Mais 51% des personnes nées prématurément avaient un Q.I. normal et 41% menaient des études supérieures. "Le plus inattendu est leur relatif succès malgré de telles difficultés. Il s'agit d'enfants qui font face à des défis substantiels, dès le début de leur scolarisation, en raisons de problèmes cognitifs et comportementaux", ont commenté les Dr Marie McCormick, de la Harvard School of Public Health et Douglas Richardson, du Beth Israel Deaconess Medical Center dans un éditorial publié en marge de l'étude. Dr Duane Alexander, directeur du National Institute of Child Health and Human Development (NICHD) qui a partiellement financé l'étude, a jugé "encourageant que ces adultes soient mieux lotis sur certains plans que leurs homologues" nés à un poids normal. "Nous supposons que leur tendance à éviter les comportements à risque peut résulter d'une plus grande attention des parents à l'égard des enfants de très faible poids de naissance", a expliqué l'auteur de l'étude, Maureen Hack, du service pédiatrique de la Case Western Reserve University à Cleveland (Ohio).

NEJM : http://content.nejm.org/cgi/content/short/346/3/149

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