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Le glyphosate affecte le cerveau des rats

Une étude réalisée par l'Institut de recherche en santé, environnement, travail - Université de Rennes1 et en collaboration avec le laboratoire Micalis (INRA/AgroParisTech/UPSaclay), montre que le glyphosate, "sous forme active seule ou bien sous la forme d'un herbicide commercial", influence le cerveau, le comportement maternel et le microbiote communément appelé "flore intestinale". Cette étude est parue dans Journal of Neuroendocrinology.

« Les chercheurs ont observé que le comportement de léchage des mères, indispensable au développement du jeune, était significativement plus élevé chez les mères traitées au Roundup 3+ », rapporte Thierry Charlier, professeur à l'Université de Rennes 1, membre de l'Irset. L'analyse du cerveau de ces rattes a montré, dans l’hippocampe et le cortex préfrontal, des modifications de la communication entre les neurones (synapses).

Enfin, des modifications du microbiote intestinal ont été mises en évidence. Or, "de nombreuses études suggèrent qu'une altération de certaines communautés bactériennes (...) était liée à diverses troubles et pathologies tels qu'Alzheimer, Parkinson ou trouble du spectre autistique", note encore le Professeur Charlier.

Détail important : cette étude interroge également sur le rôle joué par les adjuvants. En effet, les chercheurs ont noté des effets différents entre glyphosate utilisé seul (et jamais utilisé tel quel comme herbicide) et le produit commercial. « Les versions commerciales contiennent toutes une série de composés adjuvants, (...) qui permettent notamment la pénétration du glyphosate dans la plante. Ces molécules telles quelles pourraient avoir un effet sur les vertébrés mais pourraient également interagir avec le glyphosate pour impacter le microbiote, la physiologie du cerveau et/ou le comportement ». Enfin les chercheurs concluent sur le fait que les conséquences à long terme ne sont pas encore connues. "Il reste ainsi de nombreux travaux à réaliser afin de pouvoir déterminer comment les différents pesticides à base de glyphosate pourraient impacter la santé".

Rappelons qu'en début d'année, une vaste étude américaine menée par trois institutions et parue dans Mutation Research, a démontré que l'exposition à cette molécule augmenterait de 40 % le risque de lymphome non hodgkinien (cancer qui se développe à partir de certains globules blancs, les lymphocytes).

Article rédigé par Georges Simmonds pour RT Flash

JON

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